Yannick Nyanga : " L'équipe de France est derrière moi "

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Yannick Nyanga : " L'équipe de France est derrière moi "
Yannick Nyanga : " L'équipe de France est derrière moi "

Yannick Nyanga entame ce samedi contre Glasgow avec son nouveau club du Racing 92 la campagne 2015-2016 de Champions Cup. Pour sa première apparition en conférence de presse sous les couleurs de son nouveau club, le troisième ligne français est revenu sur sa nouvelle vie et les Bleus.

Yannick Nyanga, comment se passe votre intégration à ce collectif qui tournait très bien pendant la Coupe du monde ?
J’espère que je ne suis pas un parasite (rires). L’intégration s’est très bien passée. J’ai été très bien accueilli par tous mes coéquipiers, par le staff. On a eu une victoire et un match un petit peu poussif. On a envie d’amener notre pierre à l’édifice. J’apprends les combinaisons, les lancements, j’apprends tous les codes. Donc ça fait beaucoup pour l’instant mais c’est vraiment excitant à préparer parce que c’est tout nouveau pour moi et j’ai vraiment envie de montrer très vite que je peux apporter quelque chose à cette équipe et qu’on continue de grandir tous ensemble.

Vous êtes resté longtemps au Stade Toulousain, avez-vous l’impression de revenir dans la peau d’un jeune joueur devant tout réapprendre ?
Oui, après il y a quand même pas mal de joueurs que je connais. Ceux que je ne connaissais pas, on s’était beaucoup affrontés. Je suis content aussi de faire partie de ce groupe, de cette aventure et de ce projet. Je pense que c’est quelque chose qui, à terme, fonctionnera et j’espère que je serai toujours là quand ça va marcher. Il y a beaucoup d’envie, beaucoup d’excitation. Quand on arrive à l’entrainement, je suis souvent content. J’arrive souvent avant, je repars souvent très tard. Je reprends les habitudes que j’ai toujours eues.

Quelle était votre motivation pour rejoindre le Racing ? Casser la routine ?
Non, parce que jouer au Stade Toulousain, ce n’est jamais une routine. Il y a ce devoir de toujours gagner et ce n’est pas facile. Maintenant, c’est autre chose, c’est un défi qui est différent. Le dernier titre du Racing remonte à il y a longtemps. C’est un club qui aspire à de grandes choses, qui en tout cas en a les moyens et s’en donne les moyens. Donc faire partie de quelque chose comme ça c’est un challenge excitant à relever. Il y a plein de facteurs qui sont rentrés en jeu au moment de prendre cette décision-là et aujourd’hui je suis très content de l’avoir prise parce que je suis heureux tout simplement. J’espère vraiment que ça va se concrétiser au niveau des résultats.

Toulouse et le Racing, les mêmes ambitions

C’est le premier match de coupe d’Europe cette saison, dans quel état d’esprit l’abordez-vous ?
Comme un match de haut niveau. On est très concentré. C’est vrai que ça vient après une contre-performance donc on a vraiment tous hâte de se retrouver à nouveau sur un terrain pour essayer de montrer que ce n’était pas le vrai visage du Racing qu’on a vu le week-end dernier et qu’on a bien retenu la leçon. C’est une très grosse équipe qu’on va affronter. Quand j’étais à Toulouse l’année dernière, on les avait dans la poule et ça avait été deux matchs très difficiles. Et je pense qu’ils ont encore franchi un palier cette année. Avec la préparation qu’ils ont pu avoir sur la Coupe du monde avec l’Ecosse. Ça va être un match très, très dur, il va falloir un très bon Racing pour l’emporter.

Vous avez remporté la coupe d’Europe avec Toulouse, avez-vous senti la même ambition, la même envie d’aller très loin dans cette compétition au Racing ?
Je pense qu’il faut prendre les choses les unes après les autres. Il ne faut pas voir tout le temps trop grand, trop vite. L’ambition que peut avoir un club comme le Racing et le Stade Toulousains est la même. Mais elle se traduit par tout le quotidien, en fait. Et le quotidien c’est de s’entraîner dur, de ne rien laisser au hasard, de toujours mettre l’équipe avant sa propre personne. C’est vrai que ce ne sont pas des déclarations qui font rêver mais c’est la vérité. C’est le seul chemin vers le succès. Donc on va être humble dans notre quotidien et dans tout ce qu’on fait, dans notre manière d’aborder les matchs. Et ensuite si en fin de saison on n’est pas loin de jouer quelque chose de sympa, on y pensera. Mais dire comme ça haut et fort qu’on aspire à être le plus grand club de France ou d’Europe, ce n’est pas ce qui fait avancer et gagner les matchs. Donc on va plutôt se concentrer sur comment gagner les matchs.

La page Mondial est complètement oubliée ?
L’équipe de France est derrière moi. Bien sûr que j’y pense tout le temps. Après, je me concentre souvent sur ce que je contrôle et que je peux contrôler. Et ça c’est derrière nous, je ne peux plus le contrôler, c’est comme ça. Quel que soit mon futur et celui de l’équipe de France, c’est quelque chose qu’on ne pourra pas effacer. On doit juste s’en servir pour que ça nous rendent plus fort. Le principal c’est d’avancer, c’est de se relever à chaque fois qu’on prend des gros coups comme ça. Il faut avoir la force de l’encaisser, de se relever et de repartir vers l’avant. J’ai la chance d’avoir enchainé vers un nouveau défi donc c’est quand même plus facile de passer à autre chose.

« Je veux être le meilleur tout le temps »

Sur un plan personnel, vous connaissez plutôt bien le nouveau sélectionneur de l’équipe de France. Briller dans ces matchs de Coupe d’Europe, ça peut permettre d’accéder à un statut ?
Non. Non. Non. Encore une fois ce n’est pas comme ça que je vois les choses. C’est l’équipe qui va faire que tel ou tel individu va grandir. L’expérience me fait dire qu’aujourd’hui je dois me concentrer que sur ce que j’ai à faire sur le terrain à chaque fois qu’on me donne l’opportunité. Et je ne dois penser qu’à ça. Je vais essayer de le faire de la meilleure des manières et apporter ce que je peux à cette équipe-là. Ensuite, quand les choses doivent se faire, elles se font toutes seules. Il faut faire les choses dans un certain ordre et surtout ne pas bruler les étapes. Je vais essayer de les faire dans cet ordre-là et je laisserai ceux qui doivent décider, décider.

L’ambition de prendre une plus grande place en Bleu est là quand même ?
Mon ambition c’est d’être le meilleur à mon niveau, en fonction de mes capacités, je veux être le meilleur tout le temps. Mais je veux être le meilleur à l’entrainement, je veux être le meilleur sur le terrain et c’est tout. Je ne contrôle pas le reste. Donc l’ambition ça ne veut rien dire. Ce n’est pas parce que tu dis aujourd’hui "je veux être en équipe de France" que tu vas l’être. Il y a de très bons joueurs qui n’y sont pas, il y a des joueurs qui donnent l’impression de mériter d’y être et qui n’y sont pas. Et pourtant, ils donnent tout pour le faire, ils seraient légitimes d’y être. Mais il y a des choses que tu contrôles, d’autres que tu ne contrôles pas. Et être sélectionné en équipe de France, tu ne le contrôles pas. Par contre, te donner à fond sur un terrain de rugby et donner tout ce que tu as pour ton équipe, ça ce sont des choses qui ne dépendent que de toi. Donc il faut se concentrer le dessus. Et puis le reste ça viendra ou ça ne viendra pas. A la limite, ce n’est pas un problème.

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