Yannick Noah : «Je ne veux pas de mecs qui trichent»

le , mis à jour à 07:19
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Yannick Noah : «Je ne veux pas de mecs qui trichent»
Yannick Noah : «Je ne veux pas de mecs qui trichent»

Dans le Kresimir Cosic Hall, la salle de restauration des Bleus, tristement sortis en demi-finale de la Coupe Davis par la Croatie (3-2) après la défaite de Gasquet face à Cilic, est vide. Les joueurs français ont depuis longtemps regagné leur hôtel. Casquette des Knicks vissée sur la tête, une bière salvatrice à portée de main, Yannick Noah s'installe sur le canapé et nous confie ses impressions sur le premier échec de sa nouvelle mandature.

 

Comment la France peut-elle espérer gagner sans top joueur ?

Y.N. Je ne connais qu'un fonctionnement : l'équipe en premier, les uns pour les autres. Ça peut paraître abstrait. Comme on n'a pas de vainqueur de Grand Chelem, il faut que chacun amène à 100 % sa pierre à l'édifice. La Coupe Davis, c'est savoir s'adapter. (Sourire.) Finalement, notre « problème » c'est que nos gars ont trop bien joué à l'US Open. Après, il faut qu'on décide, pour des raisons d'affect, de respect, d'amour de la patrie, qu'on va y aller à fond.

 

Est-ce suffisant ?

Il y a deux ans, Roger et Stan (NDLR : Federer et Wawrinka) ont décidé de jouer à fond et ils ont gagné (NDLR : face à la France en finale). C'est ça qui compte. Si Roger le fait, si Nadal le fait, on ne peut pas le faire sans avoir cet investissement-là. Mon image des derniers mois, c'est Nadal en pleurs parce qu'il a gagné le double aux JO. Inspirons-nous de ça. Ce week-end, on avait nos limites. Techniquement, on a des faiblesses, il y a des problèmes sur certains enchaînements. J'ai envie d'aller voir Arnaud Di Pasquale (NDLR : le DTN) pour lui demander si on travaille ça dans la formation. J'ai l'impression que ce n'est pas le cas.

 

L'affaire Monfils n'a-t-elle pas brisé la belle harmonie que vous vouliez construire ?

Si je dis qu'il nous a plantés, ça veut dire que je pense qu'il n'était pas blessé. J'ai juste envie d'en avoir le cœur net. D'habitude, j'ai plutôt de la chance. C'est vraiment pas ...

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