Yannick Noah : " Des chances que ce soit sur terre battue "

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Yannick Noah : " Des chances que ce soit sur terre battue "
Yannick Noah : " Des chances que ce soit sur terre battue "

Au lendemain du tirage au sort du premier tour de la Coupe Davis, le nouveau capitaine de la Coupe Davis Yannick Noah a donné une conférence de presse téléphonique, pour évoquer cet adversaire coriace, et la stratégie à mettre en place.

Yannick Noah, c’est une satisfaction de commencer votre saison de Coupe Davis à domicile ?
Oui, on a l’occasion de jouer en France, c’est une bonne chose de commencer chez nous. On va jouer devant notre public, on a le choix du lieu, de la surface. Je suis content.

Que connaissez-vous des joueurs canadiens ?
Je connais Raonic, qui est dans le Top 10 depuis quelques temps maintenant, je connais son style de jeu. Je connais aussi Pospisil, qui est moins connu, mais qui est intéressant en Coupe Davis car c’est un joueur qui est bon en simple et en double. Et l’ancien, Nestor, que tout le monde connait.

Avez-vous déjà réfléchi au choix de la surface ?
On va voir le programme des uns et des autres, qui précède la compétition, j’en tiendrai compte. Il est bien évident que les joueurs auront joué l’Open d’Australie, puis des tournois indoor. Je vais parler avec mon staff (que je dévoilerai au plus tard dans trois, quatre jours) pour en débattre, discuter de nos forces. On connaît aussi la qualité des joueurs canadiens, et ils ont de meilleurs résultats sur surface rapide. Il y a des chances que ce soit sur terre battue, on va décider assez rapidement, pour que les joueurs concernés puissent adapter leur planning. Mais on a le temps.

« Je connais la date de la finale »

La décision sera prise par le staff ou les joueurs ?
On travaille ensemble et on tient compte du point de vue des joueurs, bien évidemment, ça a toujours été comme ça, ça ne changera pas.

Le Canada a une très bonne paire de double, quelle sera votre stratégie pour les contrer ?
Nous avons aussi de bonnes équipes, entre Vasselin-Benneteau qui gagnent Roland, Herbert-Mahut qui gagnent l’US Open. Je compte vraiment sur ce point-là. On peut imaginer une paire Herbert-Mahut, quitte à se priver d’un bon joueur en simple. Les joueurs ont conscience que le double est important. Il faut avoir des automatismes en double, donc je vais demander aux joueurs de jouer en double dans les tournois précédents les rencontres. C’est évident. Je pense qu’en double, on a une marge de progression. Ça passera peut-être par le fait de mettre peut-être plus l’accent sur le double pendant nos périodes de rassemblement.

Le choix de la ville est-il fait ?
Ce n’est pas encore décidé. La Fédération va faire le tour des villes susceptibles de recevoir ce type d’événement. Ce qui importe par-dessus tout, c’est ce qu’on joue sur le court qui nous convient.

Avez-vous regardé le tableau de cette Coupe Davis 2016, avec les Suisses, les Serbes et les Britanniques en haut, alors que la France est en bas ?
Bien entendu, j’ai regardé, jusqu’à la finale. Je connais la date de la finale. On ne peut pas se projeter comme ça. C’est un peu bateau, mais on joue les matchs les uns après les autres. Il y a toujours des joueurs qui se blessent, qui reviennent en forme, il se passe toujours quelque chose. C’est une compétition où il faut survivre. Est-ce que la Suisse, l’Angleterre (sic) seront au complet ? On n’en sait rien.

« J’adore ça, il y a une pression d’enfer »

Allez-vous retrouver vos joueurs plut tôt que la normale avant la rencontre, voire organiser un stage dans les mois qui viennent ?
En général, j’aime bien que le rassemblement se fasse le dimanche, c’est suffisant. Après, si tout le monde est dans le coin, que notre nouveau centre d’entraînement est prêt, on pourra peut-être commencer un petit peu plus tôt. Il n’y aura pas de stage de rassemblement dans les prochains mois pour mieux connaître les joueurs. Je vais aller sur quelques tournois, Bercy pour commencer, il y aura des débriefs. On a beaucoup de chance en France, car nos joueurs, qui sont parmi les meilleurs, mettent toujours la Coupe Davis dans leur calendrier, ce qui n’est pas le cas dans tous les pays. Mais il ne faut pas trop leur en demander.

Lundi lors de votre conférence de presse, vous n’avez pas cité Jérémy Chardy parmi les joueurs que vous avez contactés, c’est un oubli ?
Oui, c’est un oubli. J’ai envoyé un SMS aux joueurs la semaine dernière, en leur disant qu’il y avait une chance pour que je sois capitaine, que je comptais sur eux et qu’on aurait l’occasion de se parler à l’avenir. Les joueurs sont en tournoi, ce n’était pas le moment de leur parler, car ce n’est bien entendu pas pour leur parler trois minutes.

Avez-vous la pression ?
J’adore ça, il y a une pression d’enfer (sourire). Mais je sens que je suis supporté par tout le monde, ça va passer, je sens une envie générale (ironique). C’est dur, il y a une vraie attente. La Coupe Davis, c’est justement géré cette pression.

Etes-vous déçu de ce manque d’enthousiasme ?
Je comprends ce qui se passe. Je n’attends rien de spécial. Je sens les ondes. Les joueurs sont en tournoi, il y a l’envie de protéger mon prédécesseur.

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