Yannick Jadot sera le candidat des écologistes pour 2017

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    * Le vainqueur de la primaire a représente l'écologie de 
terrain 
    * Il veut redonner sa crédibilité à l'écologie politique 
 
    PARIS, 7 novembre (Reuters) - Le député européen Yannick 
Jadot a remporté la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) 
avec 54,25% des voix, devant Michèle Rivasi (40,75%) au terme 
d'un second tour opposant deux finalistes aux profils assez 
semblables. 
    Tous deux avaient créé la surprise lors du premier tour en 
se qualifiant aux dépens de l'ancienne ministre du Logement et 
députée de Paris Cécile Duflot, qui était donnée largement 
favorite. 
    Yannick Jadot et Michèle Rivasi, tous deux élus européens, 
ont su s'imposer par leur travail à Strasbourg et par le fait 
d'avoir représenté une écologie de terrain, loin des guerres 
fratricides qui ont vu nombre d'élus quitter le parti. 
    Yannick Jadot, 49 ans, était arrivé en tête le 19 octobre 
avec 35,61% des suffrages, devant Michèle Rivasi, 63 ans, à 
30,16%. Cécile Duflot avait obtenu 24,41% et l'eurodéputée 
Karima Delli 9,82%. 
    Européen convaincu et proche de Daniel Cohn-Bendit, Yannick 
Jadot avait adhéré aux Verts en 2009 et a réussi à s'imposer 
progressivement au sein de sa famille politique par un discours 
ouvert et tolérant. 
    En 2012, porte-parole de campagne d'Eva Joly, il avait jeté 
l'éponge en reprochant à la magistrate d'avoir trop tiré contre 
le Parti socialiste. Il exclut cependant aujourd'hui toute 
alliance avec le PS à ce stade. 
    Les deux finalistes de la primaire avaient reconnu 
développer à peu près "le même projet", avec quelques nuances 
dans les solutions que chacun voulait mettre en avant. 
     
    "LES VICTOIRES DE DEMAIN" 
    Yannick Jadot, qui a eu la semaine dernière l'écoute des 
médias pour avoir prononcé une vive harangue au Parlement 
européen contre le traité de libre-échange avec le Canada 
(Ceta), souhaite redonner "sa crédibilité à l'écologie 
politique" et prône "une écologie qui agit, construit et gagne". 
    Michèle Rivasi, qui se définit comme une écologiste de 
combat, avait insisté de son côté sur "l'urgence sociale". 
    Les deux candidats divergeaient sur le sens de la 
candidature EELV à la présidentielle. 
    Préférant acter que la France n'enverrait pas d'écologiste à 
l'Elysée, Yannick Jadot estime que cette candidature n'est 
qu'une étape pour "construire les victoires" de demain, 
notamment les législatives de 2017. 
    En revanche, Michèle Rivasi refusait de partir battue, 
misant sur "l'optimisme de la volonté" pour la présidentielle. 
    Le plus dur commence pour EELV, qui était crédité jusqu'à 
présent de moins de 3% au premier tour de la présidentielle 
quelque soit le candidat.  
    Selon son porte-parole Alexis Braud cité par Le Figaro.fr, 
Yannick Jadot espère le soutien de l'écologiste Nicolas Hulot, 
qui était crédité de plus de 10% dans les sondages avant de 
renoncer à se lancer dans la course. 
    Le parti va devoir se lancer à présent dans la difficile 
chasse aux 500 parrainages permettant de se présenter. Or, les 
écologistes ont perdu une centaine d'élus depuis le dernier 
scrutin présidentiel.  
    "Il y a actuellement 270 élus Europe Ecologie-Les Verts ou 
apparentés, ça fait donc un potentiel de 270 signatures", 
indiquait fin octobre le secrétaire national du parti, David 
Cormand.  
     
 
 (Gérard Bon, édité par Yann Le Guernigou) 
 
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