Yanga-Mbiwa et la magie du Parc OL

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Présent en conférence de presse avant Nantes, Mapou Yanga-Mbiwa a évoqué jeudi la nouvelle dynamique de l'OL depuis le début de l'année. Le défenseur central a apprécié l'arrivée bénéfique de Bruno Genesio et n'a pas été très tendre envers le management d'Hubert Fournier, même s'il ne l'a pas mentionné.

Mapou Yanga-Mbiwa, le nul à Rennes dimanche était-il un coup d’arrêt dans cette course à la deuxième place ?
Ça peut compter si on enchaîne ce genre de performances. Je pense que cela ne va pas nous empêcher d’y parvenir car nous sommes tous conscient de nos qualités et de notre jeu. On va recevoir Nantes à la maison et nous savons tout ce qu’il y a faire pour prendre les trois points et pour rester sur le podium ou à proximité pour passer devant le jour J.

Mais il ne faudra plus commettre de faux pas pour atteindre cette deuxième place…
Oui, c’est clair. Là, c’est le sprint final et il faut prendre le maximum de points, rester sur nos objectifs, continuer de travailler à l’entraînement. Il y a une bonne ambiance, de l’enthousiasme aux entraînements. Il faut continuer pour rester à proximité et pourquoi pas, quand on jouera contre Monaco ou les autres matchs, les gagner sans douter.

Qu’est ce qui fait votre invincibilité dans votre nouveau stade ?
Déjà, Je pense que l’ambiance a beaucoup changé depuis l’arrivée du coach Bruno (Genesio). Tout le monde s’investit à 200 %. Après, cela se voit sur le terrain : on se donne tous les uns pour les autres et ça paye. C’est ce qu’il faut continuer de maintenir pour gagner à la maison, faire peur aux adversaires et imposer notre rythme. Il y a une magie dans ce stade et tout le monde a envie d’écrire une nouvelle page. Pour l’instant, ça nous porte chance.

« Caçapa nous apporte beaucoup »

Etes-vous plus libéré depuis le départ de Milan Bisevac, avec une concurrence moins forte ?
Non pas du tout. La concurrence ne m’a jamais fait peur. Pour tout joueur, ça nous aide à rester concentrer, à progresser et à s’imposer. C’est une nouvelle année. Il faut repartir de zéro et mettre les bouchées doubles pour s’imposer, jouer, prendre le rythme et essayer d’être le meilleur possible.

Depuis son arrivée, Bruno Genesio a installé une charnière indiscutable avec vous et Samuel Umtiti. Ça doit aider à retrouver le niveau…
Oui, c’est vrai, cela aide beaucoup. Au début de saison, il y a eu beaucoup de changements, les charnières ont été modifiées. Bruno (Genesio) a gardé la même pendant plusieurs matchs donc les automatismes se sont créés. Il y a aussi l’apport de Claudio (Caçapa), qui nous apporte beaucoup parce que c’est un ancien défenseur. Il a gagné beaucoup de titres ici. Il ajoute sa touche pour qu’on se comprenne et qu’on s’entende mieux entre nous et pour qu’il y ait plus d’automatismes.

Justement, quel rôle joue Claudio Caçapa ?
C’est un peu de tout. En tant que défenseur, il arrive à nous comprendre. Nous sommes assez réceptifs à ce qu’il dit et à ce qu’il apporte. Il nous aide beaucoup, est constamment là pour nous parler et nous aider à faire des séances vidéo en groupe ou individuellement pour essayer de s’améliorer.

Il y a quelques mois, vous aviez tapé du poing sur la table par rapport à vos coéquipiers, votre place. Est-ce que cela a servi ?
Personnellement, je n’aime pas quand c’est n’importe quoi autour de moi. Quand j’ai quelque chose sur le coeur, je préfère le dire plutôt que le garder parce que, à un moment donné, ça va exploser. J’ai dit ce que j’avais à dire. Je pense ne pas l’avoir dit au bon moment ou utiliser les bons termes mais je pense qu’il fallait que je le dise. Je ne sais pas si cela a porté ses fruits mais, aujourd’hui, on va dire que l’équipe se porte mieux. C’est du passé. On va laisser ça derrière et rester focalisé sur la fin du championnat.

« Pas d’idées directrices dans notre jeu avant »

Avez-vous toujours été à votre place dans le vestiaire ?
Ma place a toujours été là mais pas mes qualités. Il fallait que je travaille pour essayer de les récupérer.

Est-ce que votre petite danse devant Zlatan Ibrahimovic est devenue célèbre dans le vestiaire ?
Je pense que je n’étais pas conscient de la danse. Ça s’est beaucoup chambré et c’était ma manière de chambrer en retour. C’était un grand match, contre Paris et on voulait gagner. C’était un soulagement pour toute l’équipe.

Vous jouez plus vite vers l’avant. Il y a plus de profondeur avec Cornet. N’est-ce pas aussi ça la différence dans votre jeu ?
Avant, il n’y avait pas d’idées directrices dans notre jeu. Aujourd’hui, on sait quasiment comment jouer, on connaît les qualités de nos copains et on sait les trouver, à quel moment et comment ils aiment le ballon. On essaye d’être dans de bonnes dispositions pour mieux recevoir la balle, mieux finir. On utilise les qualités de Rachid (Ghezzal) et de Max (Cornet) qui est la profondeur ou Rachid balle au pied. Ça marche bien et eux, devant, s’entendent bien. On essaye de faire un mélange de tout ça pour que ça se porte mieux.

Pour revenir sur le jeu, on sentait en première partie de saison des relances un peu statiques, une défense sur le reculoir. Là, c’est tout le contraire…
C’est la prise de fonction du coach Bruno (Genesio). Il a ses idées, a joué au foot, sa façon de voir le foot et je pense qu’il essaye nous faire retrouver toutes nos sensations par rapport à son expérience. Cela marche bien et on essaye de faire fonctionner ça le plus longtemps possible. On continue encore de beaucoup travailler à l’entraînement pour s’améliorer et être le plus performant possible.

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