Yaalon ne croit pas à la paix avec les Palestiniens de son vivant

le , mis à jour à 14:40
0

HERZLIYA, Israël, 9 juin (Reuters) - Le ministre israélien de la Défense Moshe Yaalon a déclaré mardi ne pas croire à la conclusion d'un accord de paix stable avec les Palestiniens de son vivant. Il s'agit d'un des constats d'échec les plus francs jamais prononcés par un haut responsable du gouvernement israélien depuis l'échec il y a un an d'une énième tentative de relancer les pourparlers de paix entre les deux camps. Moshe Yaalon, qui est très proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu, accuse les Palestiniens d'avoir "claqué la porte" aux efforts visant à maintenir un dialogue et d'avoir rejeté pendant quinze ans au moins des accords sur le principe de territoires en échange de la paix. "Quant à la possibilité d'arriver à un accord, (...) il y quelqu'un qui dit qu'il ne le verra pas durant son mandat", a dit le ministre israélien de la Défense, par allusion à des commentaires du président américain Barack Obama la semaine dernière dans une interview à la télévision israélienne. "Moi, je ne vois pas d'accord stable de mon vivant, et j'ai l'intention de vivre encore un peu longtemps", a poursuivi Moshe Yaalon. Ses propos, prononcés lors de la conférence annuelle d'Herzliya sur la politique internationale, ont été rejetés par un responsable de l'Organisation de libération de la Palestine, qui a rendu le gouvernement Netanyahu responsable de l'actuel blocage des pourparlers. Plus généralement, a estimé Wassel Abou Youssef, les gouvernements israéliens passés et actuels ont "fermé l'horizon politique" en réclamant de conserver de gros blocs de colonies de peuplement en territoire occupé et en rejetant le droit au retour des réfugiés palestiniens. Les dernières négociations israélo-palestiniennes se sont rompues en avril 2014, les Palestiniens dénonçant la poursuite de la colonisation dans les territoires occupés, les Israéliens dénonçant un accord entre le président palestinien Mahmoud Abbas et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza et ne reconnaît pas le droit à l'existence de l'Etat d'Israël. Benjamin Netanyahu doit s'exprimer devant la conférence en fin de journée (16h30 GMT). (Dan Williams; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant