Y.Maestri : " On a les crocs "

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Y.Maestri : " On a les crocs "
Y.Maestri : " On a les crocs "

A Marcoussis mardi, le deuxième ligne du Stade Toulousain Yoann Maestri a confié sa motivation à l'heure d'entamer une " nouvelle aventure " avec le XV de France, samedi au Stade de France face à l'Italie. Le chapitre Coupe du monde est désormais clos et l'international aux 43 sélections veut " surtout avoir des résultats positifs " le plus vite possible.

Yoann Maestri, qu’est-ce que ça fait de retrouver Marcoussis cette semaine ?
Ça fait plaisir. Ce qui fait vraiment plaisir, c’est de s’entraîner. Retrouver Marcoussis, ce n’est pas le plus plaisant. L’important, c’est qu’on s’entraîne.

La Coupe du monde vous paraît-elle loin ?
Bien sûr. Ça fait quelques mois que c’est passé. Surtout en ce moment, à quelques jours de jouer l’Italie, ça me paraît vraiment loin. On n’y pense plus du tout.

Cela vous tarde d’affronter l’Italie pour laver l’affront de cette Coupe du monde ?
Je ne pense pas qu’on lavera cet affront en gagnant ce match contre l’Italie. Le mieux c’est de ne plus y penser et de se focaliser sur une envie de résultat ; démarrer une nouvelle aventure de façon la plus positive possible. 

Jonathan Danty a dit que le fait d’avoir pas mal de jeunes dans ce groupe apportait un vent de fraîcheur…
C’est sûr qu’il va dire ça, il prêche pour sa paroisse (rires). Non je plaisante. Il a raison. C’est hyper important. Cette Coupe du monde a été un gros échec. On en a tous conscience, on a tous été marqués. On a clos ce chapitre-là, on veut démarrer une nouvelle aventure et surtout avoir des résultats positifs. C’est ça qui nous manque.

Quand vous dites que vous avez clos le chapitre Coupe du monde, cela veut-il dire que vous n’en parlez plus avec les anciens ?
Il y a eu une remise en question, comme après chaque échec. Dans le sport, la remise en question vient après les défaites ou les victoires. Elle a peut-être duré un peu plus longtemps.

« Notre place n’est pas très haute par rapport aux autres nations »

Cet échec a-t-il été douloureux ?
A votre avis ? On a évacué ça et on est passé à autre chose avec le club. On a été très bien entouré à Toulouse.

Avez-vous revu ce match face à la Nouvelle-Zélande et vous en souvenez-vous ?
Non, je n’ai revu aucun des matchs. J’ai pris un KO à l’entame donc je ne m’en souviens pas beaucoup. Je sais que cela a été dur. Vous êtes là pour me le confirmer (sourire).

Du coup, a-t-on plus les crocs de revenir en équipe de France et de montrer un autre visage ?
Oui, on a les crocs. Est-ce qu’on les a plus après cette défaite en quarts ? De l’eau a coulé sous les ponts. Il y a un nouveau groupe. Des choses ont énormément changé. Nous sommes un groupe. Quand on perd, quand on gagne, on est un groupe. On l’a digéré de manière collective, j’espère. Maintenant, on est sur une autre aventure. Ce qui est sûr, c’est que notre place n’est pas très haute par rapport aux autres nations mondiales et européennes. C’est un véritable défi d’essayer de combler ce retard.

C’est un nouveau défi aussi sur le plan personnel. Vous êtes désormais un cadre avec tous ces jeunes…
Ça ne change absolument rien. L’important, si on veut des résultats, c’est que les joueurs qui seront présents sur le terrain ou remplaçants donnent le maximum pour l’équipe. Les cadres, pas les cadres... Je vous laisse peaufiner et dessiner cela. Sur le terrain, on a besoin de 23 joueurs qui comptent pour un et qui sont très importants pour aller chercher un résultat positif.

Avec Paul Jedrasiak, qui évolue au même poste que vous, y a-t-il une forme d’encadrement de votre part ?
Non, mais on est proche des plus jeunes. On communique énormément. Mais il n’y a pas de rôle d’encadrement.

« Guirado, un très bon choix »

Compte tenu de cette nouvelle aventure qui démarre, le match face à l’Italie est-il le meilleur match possible pour démarrer le Tournoi au Stade de France ?
Je ne sais pas. Ce sera un match qu’on aura à cœur de bien préparer. Je ne peux pas vous dire si c’est le meilleur match que l’on pouvait espérer pour redémarrer. On sait depuis quelque temps que l’Italie sera notre premier adversaire.

La conquête a été bousculée lors de la dernière Coupe du monde. On sait que ce sera un gros combat face aux Italiens. Le staff a-t-il mis l’accent sur ces phases ?
Bien sûr. On a également travaillé la mobilité. On a travaillé pas mal de choses, mais je ne peux pas tout vous dire. Je vous le dirai peut-être tout à l’heure quand il n’y aura pas les caméras (rires).

Au sujet de Guy Novès, y’a-t-il une crainte chez les plus jeunes de le rencontrer ?
Apparemment, c’est ce qui se dit. C’est justifié. On ne va pas faire les mariolles, on avait la même crainte chez certains Toulousains quand on l’a connu au tout début lorsqu’il nous a recrutés. C’est une crainte liée à ce que représente Guy, à son tempérament. Petit à petit, cette crainte va se transformer en respect et en conscience, c’est ce qui est important.

Vous auriez pu être nommé capitaine à la place de Guilhem Guirado. Est-ce un bon choix ?
C’est un très bon choix. C’est une personne que l’on peut suivre dans le combat. Il a le respect de toute l’équipe. Lui-même vous le dira mieux que moi, l’important c’est que l’on gagne ensemble. Tout ça sera vain si on n’a pas les résultats escomptés.

Quelle est la différence avec Thierry Dusautoir, l’ancien capitaine, et Guirado ?
On n’a pas encore connu Guilhem en tant que capitaine. Je ne peux pas vous répondre pour le moment.

Personnellement, comment va votre allergie ?
Ça va mieux. Je postule pour samedi. Je l’espère.

(avec Victor DEGIOANNI)

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