Y.Maestri : " La fierté et l'orgueil, ça ne se décrète pas devant les journalistes "

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Y.Maestri : " La fierté et l'orgueil, ça ne se décrète pas devant les journalistes "
Y.Maestri : " La fierté et l'orgueil, ça ne se décrète pas devant les journalistes "

Alors qu'il s'apprête à disputer son premier quart de finale de Coupe du monde face à la Nouvelle-Zélande, Yoann Maestri (27 ans, 41 sélections) parle d'excitation, de fierté, d'orgueil...

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL A CARDIFF,

Yoann Maestri, quel est votre état d’esprit à deux jours du choc face aux Blacks ?
J’ai hâte d’y être. Prêt par rapport à l’événement que ça va être même si on ne rend pas trop compte, je pense. Il y a beaucoup d’excitation même si tout ça il faut le tempérer parce qu’on n’est pas encore à samedi. Ça ne sert à rien de brûler de l’énergie pour rien.

Est-ce qu’on se dit que c’est un peu le match d’une vie et un rêve d’enfant de jouer les Blacks en quarts de finale d’une Coupe du monde ?
Surement, surement… Ce sont les champions du monde, on sait tous ce que cette nation représente dans le rugby mondial. C’est surtout un quart de finale de Coupe du monde pour nous après une défaite qui nous a fait du mal. C’est ce mélange d’ingrédients qui fait que ça va être un match dont on se souviendra et, j’espère, dont on aura plaisir à se souvenir.

On a beaucoup parlé pendant la semaine des exploits de 1999 et 2007, aussi de la finale de 2011…
Tout ça, ça relève de la fierté et de l’orgueil. Et, honnêtement, la fierté et l’orgueil ça ne se décrète pas devant les journalistes ou devant du public. Au bout d’un moment, tu l’as ou tu ne l’as pas, qu’il y ait du monde ou qu’il n’y ait personne, qu’il fasse jour ou qu’il fasse nuit. Là c’est bien il y a du monde, c’est important mais il n’y a pas besoin d’avoir 36 000 personnes pour savoir ce que tu as dans le ventre. Ça sera à nous de le démontrer samedi sur le terrain.

Est-ce sur un match comme ça qu’on voit le caractère d’une équipe ?
C’est sur des matchs contre une forte, forte, forte opposition, oui. Bien sûr.

« Le discours (de Saint-André) s’est fait un peu plus ferme et un peu plus intense »

Est-ce que le discours de Saint-André au sujet du plan de jeu a changé cette semaine ?
Oui, bien entendu. Il y a une montée en intensité, c’est un match couperet. Il y a eu surtout cette défaite qui nous a touchés dimanche dernier. Donc le discours s’est fait un peu plus ferme et un peu plus intense. C’est complètement légitime. Maintenant, ce qu’il faut, c’est que notre prestation soit beaucoup plus intense et plus aboutie.

Vous a-t-il engueulé ?
Oui, bien sûr ! Heureusement quand même !

Avez-vous encore plus discuté avec Thierry Dusautoir cette semaine ?
Oui, on échange pas mal avec lui. L’important, c’est que nous aussi les jeunes joueurs on s’approprie un peu le truc et qu’on aide Thierry et les leaders à guider le navire et à pousser dans le même sens. On le fait depuis le début mais là il faut que ce soit encore plus fort parce que Thierry c’est notre capitaine mais il a besoin aussi d’avoir autour de lui des lieutenants forts et de sentir un souffle fort dans son dos. Ce n’est pas facile de mener une équipe, surtout dans des temps comme ça, surtout face à un tel adversaire, donc c’est important qu’il nous sente vraiment près de lui.

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