Y aura-t-il des crèches à Noël ?

le
0
Y aura-t-il des crèches à Noël ?
Y aura-t-il des crèches à Noël ?

Un petit Jésus, un charpentier, une Vierge, des Rois mages, un âne et un bœuf, tous en argile, ont-ils droit de cité dans une mairie ? La question est sacrément sensible dans notre pays où tout ce qui touche à la laïcité est source de crispations et de divisions, comme l'a démontré la polémique autour du burkini l'été dernier. Alors pour y répondre, le Conseil d'Etat a convoqué ce matin son Assemblée du contentieux, une formation solennelle de 17 juges chargée d'examiner les affaires « qui présentent une importance remarquable ».

 

Il devra trancher sur la légalité ou non de la crèche de Noël qui voit le jour, ici ou là, dans les murs des collectivités territoriales. Tout l'enjeu est de savoir si cette représentation de la Nativité est un signe ou un emblème religieux dont l'installation est proscrite dans un « emplacement public » par l'article 28 de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Ou s'il s'agit d'une tradition populaire issue du fait religieux qui n'est donc pas incompatible avec le célèbre texte posant les fondements de la laïcité à la française.

 

La position de la plus haute juridiction administrative, qui fera jurisprudence, sera rendue dans quelques semaines, mais l'avis du rapporteur public, généralement suivi par les juges, sera connu dès aujourd'hui. Pour cette institution, il est temps de mettre de l'ordre et de clarifier un véritable casse-tête juridique. Car il y a un an, deux cours administratives d'appel ont pris des arrêts totalement discordants. Celle de Paris, statuant sur une crèche dans la cour de l'hôtel de ville de Melun (Seine-et-Marne), l'a considérée comme un emblème religieux, donc à bannir dans un bâtiment de la République. Celle de Nantes a, elle, donné sa bénédiction à l'arrivée de santons dans le hall du conseil départemental de Vendée, évoquant une « tradition relative à la préparation de la fête familiale de Noël ». ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant