Y a-t-il un intérêt sanitaire aux salles de shoot ?

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AVIS D'EXPERT-La réponse du professeur Jean-Pierre Olié, psychiatre à l'hôpital parisien Sainte-Anne et membre de l'Académie nationale de médecine.

Depuis un demi-siècle, notre pays a engagé une lutte à la fois sanitaire et répressive contre les toxicomanies et les trafics de drogue. Pourtant, le nombre de personnes dépendantes à l'héroïne n'a jamais diminué au-dessous du seuil de 300.000.

Pourtant, il est satisfaisant d'observer que la politique de réduction des risques mise en œuvre par un grand nombre de structures de soins aux toxicomanes a significativement limité les complications infectieuses et les accidents d'overdose. Aujourd'hui, moins de 2 % des nouvelles contaminations par le virus du sida concernent les toxicomanes, et elles sont essentiellement liées à des conduites sexuelles à risque. Au contraire, la contamination par le virus de l'hépatite C demeure fréquente, touchant plus d'un toxicomane sur deux, et les salles d'injection ...



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