XV de France : Tignes, l'Enf-aire de jeu des Bleus

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XV de France : Tignes, l'Enf-aire de jeu des Bleus
XV de France : Tignes, l'Enf-aire de jeu des Bleus

Régulièrement investie par les équipes de France, Tignes accueille une nouvelle fois des Bleus. Le XV de France a en effet démarré mercredi la deuxième phase de sa préparation en montagne. Un terrain de jeu extraordinaire pour les rugbymen qui s'apprêtent tout de même à y vivre un calvaire.

« J’ai mon vélo avec moi. Au Pays Basque, on a quelques cols donc j’ai l’habitude de ce type d’effort. Même si mon cardiologue ne va pas trop apprécier. » Patrice Lagisquet est prêt pour la montagne. Ses protégés l’attendent avec moins d’impatience sûrement. Car si la station de Tignes se veut plus bucolique que Marcoussis, le programme, lui, reste infernal.

Physique jusqu’en août

« Ce qui doit être clair, c’est que la priorité c’est le travail physique. Si on va en montagne, ce n’est pas pour être capable de faire de très bonnes passes à 2000 mètres d’altitude, met en garde l’entraîneur des arrières du XV tricolore. On va continuer de donner la priorité sur la technique individuelle, quelques repères collectifs, et on basculera vraiment sur le jeu au mois d’août, pas avant. » Même son de cloche pour Julien Deloire, le préparateur physique du XV de France. « Ces dix jours seront vraiment axés sur la répétition d’efforts à haute intensité, qui plus est en altitude », enfonce-t-il.

Un col à grimper ?

Mais pour celui qui est devenu la star du staff tricolore, quitter le cadre du CNR pour l’air pur alpin, c’est la possibilité de redynamiser un groupe qui tire la langue depuis quelques jours. « On arrive au dixième jour de la préparation, la fatigue commence déjà à s’accumuler, détaille-t-il. C’est une aire de jeu fabuleuse. C’est l’occasion de s’aérer. On a vraiment voulu mettre l’accent sur la lutte permanente de la monotonie même si on n’est jamais dans ce contexte et ce confort de travail là. On essaye d’amener de la nouveauté, dans nos contenus, dans le contexte, pour faire en sorte que l’émulation et la dynamique soient permanentes. »

Pour limiter au maximum les trajets en bus, les Bleus se déplaceront à pied ou à vélo. En plein Tour de France, s’attaqueront-ils au col d’Iseran ? « C’est possible mais on n’en fera pas une priorité », répète Julien Deloire. C’est au moins ça de pris pour les joueurs... Et le cardiologue de Lagisquet.

Maxime HABERT (avec JFP)

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