XV de France - Machenaud : " Ce serait prétentieux de penser qu'on va battre facilement l'Ecosse "

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XV de France - Machenaud : " Ce serait prétentieux de penser qu'on va battre facilement l'Ecosse "
XV de France - Machenaud : " Ce serait prétentieux de penser qu'on va battre facilement l'Ecosse "

Avant d'affronter l'Ecosse, Maxime Machenaud est revenu sur le Tournoi des VI Nations du XV de France et sur le prochain adversaire des Bleus. Et le demi de mêlée ne veut pas entendre parler de succès à priori facile qui se profile. Le joueur du Racing a également évoqué les améliorations à apporter au jeu tricolore.

La semaine de préparation pour le match face à l'Ecosse est plus confortable par rapport à la préparation face aux Gallois. Qu'avez-vous travaillé en particulier ?
C'est vrai qu'on a plus de temps. On a pris le temps de bien travailler dans tous les domaines et de bien analyser l'adversaire. Ces deux jours supplémentaires vont nous faire le plus grand bien. Avoir du temps pour travailler, on ne demande que ça. Je pense que cela va être bénéfique pour le match de dimanche.

Bénéfique pour travailler l'animation offensive ?
Exactement. On veut faire un match abouti aussi bien sur le plan défensif qu'offensif. Offensivement, on n'a pas été bon contre le pays de Galles. On a mis l'accent sur ça cette semaine. Avec les deux jours en plus, il y aura plus d'automatismes et on aura plus de chances de contrer cette adversaire.

Le jeu au pied et les réceptions des chandelles étaient aussi au programme des entrainements ?
On peut le travailler. Mais c'est aussi beaucoup d'engagement physique. On voit que la technique est importante. Les équipes britanniques sont très fortes dans ce domaine. Donc, c'est à nous de redoubler d'efforts afin de nous mettre à ce niveau technique. Il faut mettre de l'engagement au moment du saut. C'est une question de timing. Il y a toujours du travail spécifique aux entrainements.

Les Gallois et les Irlandais ont ciblé le jeu aérien et les ailiers français lors des deux dernières rencontres...
Je ne pense pas que les ailiers étaient ciblés en particulier. C'est leur façon de jouer. On n'a pas été étonné, on savait qu'ils allaient nous envoyer du jeu au pied. Les équipes britanniques s'appuient sur un jeu de pression. A nous aussi d'en faire de même. Car c'est une arme pour mettre la pression sur l'adversaire.

« Je travaille les automatismes avec Plisson et Trinh-Duc »

Que pensez-vous du style écossais ?
C'est une équipe très complète. Il y a des individualités très fortes derrière avec des joueurs dangereux et un pack puissant. On pouvait penser qu'ils avaient un déficit de puissance, mais ce n'est plus le cas. Ils s'appuient beaucoup sur leur pack d'avants et sur une conquête performante.  

Na pas avoir disputé un match en 12 jours pour vous reposer, cela a dû vous faire un bien fou ?
Couper un petit peu, c'est bénéfique. L'enchainement des matches est difficile par moment. J'ai eu du repos la semaine dernière et j'espère avoir beaucoup de fraicheur pour le match. C'est bien parfois de couper afin de revenir fringant.

Etre associé à Plisson ou Trinh-Duc, ça change quelque chose pour vous ?
Je travaille les automatismes avec les deux ouvreurs. Les deux charnières travaillent parfois ensemble. Puis on tourne, car il faut avoir des habitudes avec tout le monde.  Plisson et Trinh-Duc sont deux joueurs qui sont portés sur l'attaque. Mais cela ne change pas le système offensif mis en place. Le plus important, c'est la communication. Surtout quand on n'a pas l'habitude d'évoluer avec certains joueurs.

« L'Ecosse a des arguments »

Comment avez-vous trouvé François Trinh-Duc après ces longs mois de mise à l'écart avec les Bleus ?
Il a eu des moments difficiles à vivre avec l'équipe de France ces derniers temps. C'est le cas pour beaucoup de joueurs présents dans le groupe. Pour moi aussi d'ailleurs. On se retrouve un peu sur ce point. Mais il n'y a pas un sentiment de revanche, il y a de l'enthousiasme.  Ce sentiment est décuplé, car on sait combien il est difficile d'arriver jusqu'ici et d'y rester.

Vous profitez plus du coup ?
On profite pas plus, car on n'a pas à profiter. On donne plus. Trois fois plus car on a envie de rester. Il faut tout donner.

Comment vous sentez-vous  après deux bonnes rentrées et une titularisation ?
Je me sens bien. J'étais déçu par le résultat au pays de Galles. On aurait dû faire mieux. On a fait trop de choses approximatives, mais cela va nous servir. On va essayer de réaliser un match plein.

Cela fait un mois et demi que vous êtes ensemble. C'est court pour apprendre à connaitre les autres joueurs et les systèmes de jeu. Où en sont les Bleus pour le moment ?
On s'habitue à travailler ensemble, à se connaitre. On essaye de passer du temps ensemble en dehors du terrain pour mieux se connaitre. On vit bien, mais le plus important reste le terrain. Aux entrainements, tout le monde travaille pour que les choses se mettent en place afin de constater une progression.

Sans manquer de respect aux Ecossais, beaucoup disent que l'équipe de  France doit l'emporter ce week-end...
Je ne suis pas du tout d'accord avec ça. Les Ecossais ont disputé un quart de finale  lors de la dernière Coupe du monde et ils ont posé beaucoup de problèmes à l'Afrique du Sud. Ils auraient même pu l'emporter. Ce serait prétentieux de penser que la victoire est quasiment acquise. C'est faux. L'Ecosse a des arguments. Il faudra une très bonne équipe de France pour l'emporter chez eux.

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