XV de France : Kockott maillot jaune

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XV de France : Kockott maillot jaune
XV de France : Kockott maillot jaune

Depuis l'arrivée du XV de France à Tignes la semaine passée, Rory Kockott enchaîne les activités physiques de manière impressionnante. Le demi de mêlée de Castres est aussi bien à l'aise sur un VTT, que lors des séances de course ou sur un radeau.

C'est l'un des joueurs les plus à l'aise depuis l'arrivée du XV de France à Tignes. Chaque jour, il impressionne. Que ce soit sur le terrain pour de grosses séances de courses, sur son VTT, mardi, durant une quinzaine de kilomètres pour l'ascension du col de l'Iseran qu'il a effectuée largement en tête ou encore, le lendemain, lors de l'enchainement tir à l'arc-run and bike puis fabrication et course de radeaux sur le lac. Lui, c'est Rory Kockott (7 sélections depuis 2014). Avec Yoan Maestri, Gaël Fickou, Xavier Chiocci, Rémi Lamerat et Damien Chouly, le demi de mêlée de Castres est arrivée en tête de ce triptyque évidemment éprouvant, surtout dans la foulée de l'ascension du col de la Grande Motte (3650 mètres d'altitude) dans la matinée.

Kockott, compétiteur hors-pair

Kockott enchaîne les difficultés avec une facilité déconcertante. Grâce à son physique bien sûr, même s'il est évidemment loin d'être le plus costaud de ce groupe France (1,80, 88 kg), mais peut-être surtout en raison de son énorme mental de compétiteur. Car peu importe l'exercice, il veut gagner. « Tous les jours, c'est un énorme défi, disait-il la semaine passée. Toutes les activités ici sont éprouvantes. On a souffert par exemple lors de la première séance de courses à Tignes. » A voir du bord du terrain, il n'était pourtant pas le plus marqué par cette impressionnante répétition des efforts. Et ce n'est sans doute pas un hasard si Scott Spedding et Bernard Le Roux, deux autres joueurs d'origine sud-africaine, étaient également à leur avantage sur la pelouse du stade Eric Cantona.

Tillous-Borde, Parra, Kockott : deux places pour trois

L'ancien numéro 9 des Lions et des Sharks, né à East London, va au bout de lui-même chaque jour pour atteindre son rêve : jouer une Coupe du monde, peut-être plus que de jouer pour l'équipe de France ajouteront certains. A 29 ans, il n'est plus très loin d'y parvenir. A condition bien sûr de figurer dans le groupe des 31 qu'annoncera Philippe Saint-André le 23 août prochain. Car le sélectionneur-manager du XV de France devra se séparer d'un demi de mêlée, soit Sébastien Tillous-Borde, Morgan Parra ou Kockott donc. « Pour le moment, tout va bien entre nous trois, dit-il. On sait très bien que nous devons faire notre boulot et dans quelques semaines on passera vraiment au rugby. » Avec le même esprit de compétiteur.

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