XV de France / Jean-Marc Doussain : " Se rassurer collectivement "

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XV de France / Jean-Marc Doussain : " Se rassurer collectivement "
XV de France / Jean-Marc Doussain : " Se rassurer collectivement "

Entré en jeu en fin de match face à l'Italie, Jean-Marc Doussain s'attend à une rencontre encore plus compliquée contre l'Irlande samedi. Le demi d'ouverture polyvalent de Toulouse sait que les Bleus devront progresser, notamment défensivement.

Jean-Marc Doussain, la défense du XV de France a souffert contre l’Italie. Quel a été le retour du staff à ce sujet ?
C’était un point sur lequel on voulait revenir, c’est chose faite. On peut chercher plein d’excuses. C’est un secteur qui demande du temps. On a besoin de travailler collectivement. Je pense que l’on aura encore une séance dans la semaine pour peaufiner et être prêt. Quand on voit le rythme que mettent les Irlandais et la qualité qu’ils ont à conserver le ballon, il faudra être prêt dans ce secteur.

La défense est un de vos points forts. Vous dites-vous que vous avez une place à gagner dans ce genre de match ?
Je ne sais pas. Je suis surtout concentré sur l’équipe. Si on fait appel à moi, forcément je serai heureux. C’est un secteur collectif. On a besoin de se rassurer collectivement sur ce point. Il y a eu peut-être des erreurs mais aussi des choses positives. On a manqué d’agressivité sur nos montées, mais il y a eu des bonnes choses aussi. Il faudra être plus performant, plus tenir le ballon et les faire défendre, je pense que ça sera une des clés du match.

Les quatre joueurs présents devant la presse la semaine dernière étaient titulaires le week-end face à l’Italie. Pensez-vous que ce sera la même chose pour vous ?
(Sourire) Ça c’est vous qui le dites. Vous pouvez écrire ce que vous voulez. Il faudra demander à Guy (Novès). Il vous le dira jeudi. Je ne pense pas que ce soit une chose logique. On verra.

Etant donné la composition du staff et les nombreux joueurs du Stade Toulousain présents, vous ne devez pas être dépaysé…
Il n’y a plus que six Toulousains dans le groupe puisque Louis (Picamoles) nous a quittés malheureusement. On est quelques Toulousains à se connaître dans le groupe. Tant mieux pour l’équipe, ce sont des repères que l’on peut retrouver en club. C’est surtout bien pour l’image du club du Stade Toulousain.

Quels ont été les axes de travail cette semaine ?
Sur tous les points. Que ce soit l’attaque, de défense, les zones de rucks. On sait qu’ils sont très performants dans ce secteur. Si on n’arrive pas à au moins rivaliser sur ces points ce week-end ça va être très compliqué pour nous. C’est une grande équipe, même s’ils ont fait match nul face aux Gallois (16-16). Ils voudront forcément récupérer des points en France. On est dans une forme de reconstruction. Eux continuent de bâtir leur équipe. On s’attend à un gros défi. A nous de rivaliser avec eux.

« On se prépare pour les battre »

Cela fait un moment que les Bleus ne les ont plus battus (ndlr : le dernier succès français remonte à 2011)...
Exactement. On espère que ce sera ce week-end. On se prépare à un gros combat. C’est toujours le cas face aux Irlandais ou aux équipes britanniques. On espère faire un match plus abouti que contre l’Italie.

Comment expliquez-vous la capacité des Irlandais à se dépasser ?
Je ne sais pas, ils doivent s’entraîner plus que nous (sourire). C’est vrai qu’ils ont une équipe qui joue souvent ensemble, qui ne bouge pas trop. Ils ont plus de facilité à se trouver. On est dans notre coin, on se prépare. On verra s’ils sont si forts que ça ce samedi. On se prépare pour les battre.

Vous êtes capables d’évoluer en numéro à l’ouverture ou à la mêlée, mais on vous sent davantage en confiance en numéro dix…
Vous dites ça parce que mes bonnes dernières prestations ont été à l’ouverture et que je suis « élu » comme le dit Guy (Novès) à l’ouverture. Pour l’instant, c’est sur ce côté que je travaille et que j’essaye de m’améliorer tous les jours à l’entraînement.

Dans l’esprit du staff, avez-vous senti qu’ils allaient vous faire jouer à l’ouverture ?
Sur le groupe, je pense qu’il y a deux numéros 9 (Bézy et Machenaud) et deux numéros 10 (Plisson et Doussain donc). Ce n’est pas difficile à déceler. C’est vrai que j’ai la particularité de jouer « 9 », mais à l’heure actuelle, je travaille plus à l’ouverture. On verra ce week-end.

Comment avez-vous vécu ces cinq années passées sans réussir à vous faire réellement une place en équipe de France ?
Forcément, j’ai pris de l’expérience. Des allers-retours en équipe de France, des moments difficiles mais aussi plutôt positifs, puisque je reviens dans le groupe. J’essaie d’avancer d’un point de vue personnel mais en pensant à l’équipe. Que ce soit au Stade Toulousain ou en équipe de France, l’objectif commun est de jouer les uns pour les autres. Cela a toujours été mon état d’esprit. J’essayerais de ne pas lâcher ça.

(avec Victor DEGIOANNI)

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