XV de France : Grosso raconte son mois en Bleus

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XV de France : Grosso raconte son mois en Bleus
XV de France : Grosso raconte son mois en Bleus

Appelé pour pallier au forfait de Yoann Huget, Rémy Grosso a découvert l'équipe de France pendant un mois pour la Coupe du monde. Titulaire contre le Canada, le Castrais, qui reprend le championnat ce samedi, n'a plus rejoué ensuite, mais raconte avec beaucoup de tendresse ces quelques semaines avec les Bleus.

Rémy Grosso se rappellera toute sa vie de cet automne 2015. Alors qu’il profitait de quelques jours de repos en attendant la reprise du Top 14 avec le Castres Olympique, et qu’il venait d’assister à la victoire de l’équipe de France contre l’Italie, l’ailier a été appelé par Philippe Saint-André pour remplacer Yoann Huget, blessé au genou. « C’était une expérience inattendue et enrichissante qui restera un très bon souvenir. C’était un mois magique qui, malheureusement, s’est mal terminé », raconte ce samedi Grosso dans les colonnes de L’Equipe.

« Il y a pu avoir des désaccords »

Le natif de Villeurbanne a fêté sa première sélection contre le Canada, lors du troisième match de poules. Le plus abouti de la compétition, au cours duquel l’ancien joueur du LOU a inscrit un essai en fin de match. La récompense d’un mois en Bleus inoubliable. « J’ai été surpris par la facilité avec laquelle les mecs m’ont adopté, explique le jeune joueur. Certains m’ont dit qu’ils avaient l’impression que l’équipe de France était leur club, et c’est aussi ce que j’ai ressenti, malgré l’ambiance parfois pesante qui régnait autour de nous. Avec le staff il y a pu avoir des désaccords, parce qu’un groupe de quarante qui évolue en parfaite harmonie, ça m’existe pas, même en club. Mais il y a toujours eu du respect. »

« Beaucoup de tristesse mais pas de colère »

Contre la Nouvelle-Zélande il y a une semaine, Rémy Grosso était assis en tribunes, non retenu dans le groupe par Philippe Saint-André. Des gradins du Millennium, le Castrais a assisté à l’humiliation de ses coéquipiers contre les Blacks. Après le coup de sifflet final, Grosso a rejoint les vestiaires. « Dans le vestiaire, il y avait un mélange de sentiments : beaucoup de tristesse, parce qu’on savait que c’était la fin de la Coupe du monde, de la mélancolie, parce que c’était la fin d’un cycle et même d’une carrière internationale pour certains, mais pas de colère. » Et comme en rugby tout va très vite dans un sens comme un autre, l’ailier du CO reprend le chemin du Top 14 ce samedi après-midi, avec la réception de Grenoble (6eme journée). 

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