Xérès, les réfugiés et le football

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Xérès, les réfugiés et le football
Xérès, les réfugiés et le football

Tout au sud de l'Espagne, dans la province de Cadix, la ville de Xérès accueille chaque année des milliers de réfugiés ayant traversé le détroit de Gibraltar. Pour améliorer leurs conditions de vie, les sortir de leur difficile quotidien et les divertir, tous peuvent désormais rejoindre un club de football qui leur est réservé : Alma De África UD.

Jamais la question de l'accueil des réfugiés venus du monde entier n'avait été aussi étudiée qu'aujourd'hui. Ils sont de plus en plus nombreux à chercher un refuge en France, bien entendu, mais également en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne. Après des voyages interminables, dangereux, après des traversées de déserts, de dictatures et de vastes étendues d'eau, certains parviennent à traverser le détroit de Gibraltar et à poser les pieds sur le Vieux Continent. Une fois arrivés à Xérès, certains poursuivent leur route au nord. D'autres, au contraire, restent sur place. Sans autre perspective d'avenir que la survie. Il y a quelques années, le football n'était qu'un souvenir pour certains, un rêve pour d'autres. Pourtant, depuis peu, quelques réfugiés des rues de Xérès peuvent rejoindre l'Alma De África UD et disputer le championnat de la quatrième division andalouse. Une opportunité inespérée pour oublier un quotidien parfois trop difficile et une porte ouverte sur un avenir peut-être moins morose.

Melting potes


Bien évidemment, l'Alma de África UD n'est pas le premier club réservé aux réfugiés. En Europe par exemple, de telles initiatives se sont déjà concrétisées en Italie, à Lampedusa, avec l'équipe de Koa Bosco. Mais l'ampleur de l'équipe de l'Alma De África la rend unique en son genre : au sein du club, ce sont quinze nationalités différentes qui se côtoient. Des Africains, bien entendu, mais aussi quelques personnes venues d'Amérique du Sud. Un véritable melting pot de nationalités, donc, mais aussi de religions : ici, chrétiens, musulmans et autres jouent ensemble sous le même maillot. " Ici, il n'y a pas de noirs, de beurs ou de membres de telle ou telle tribu. On fait tous partie de la même famille ", résume Kameni, un des joueurs de l'équipe, au canard espagnol Marca. L'idée de réunir les réfugiés pour les faire jouer au football est bien plus vieille que le club lui-même. Bien avant sa fondation, en 2015, de grands matchs étaient organisés dans la ville de la province de Cadix. Mais sans que rien ne soit structuré.

Kei le survivant
À la tête du club depuis sa création, le président Alejandro Benítez a pu compter sur la solidarité de dizaines d'habitants…





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