Xavier Darcos appelle au calme sur les rythmes scolaires

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XAVIER DARCOS SOUHAITE UN APAISEMENT DU DÉBAT SUR LA RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES
XAVIER DARCOS SOUHAITE UN APAISEMENT DU DÉBAT SUR LA RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES

PARIS (Reuters) - L'ancien ministre de l'Education Xavier Darcos a pris vendredi la défense de son successeur socialiste Vincent Peillon, estimant que la polémique entourant la réforme des rythmes scolaires n'allait pas dans l'intérêt des élèves.

Cette réforme, qui prévoit le retour à la semaine de 4,5 jours supprimée en 2008 par la droite, est critiquée par certains maires qui pointent un manque de financement, et déplorée par certains parents qui font état d'un surcroît de fatigue pour leurs enfants et de problèmes d'organisation.

L'UMP, qui juge la réforme intenable financièrement, réclame pour sa part son report et a lancé une campagne de tracts assortie d'une pétition.

"Je pense que ce n'est pas l'intérêt des enfants, des jeunes, qu'ils soient saisis dans une polémique politique", a dit Xavier Darcos sur i>TELE.

"Les gens qui sont aux affaires, quels qu'ils soient, Vincent Peillon comme les autres, ne sont ni méchants ni bêtes, ils cherchent l'intérêt des élèves", a ajouté l'ancien ministre de l'Education (2007-2009), qui siège depuis juin à l'Académie française.

"Personne ne vient aux affaires pour nuire à l'école, donc il faut essayer de mettre un peu de calme dans tout cela", a-t-il dit.

La réforme des rythmes scolaires, promesse de campagne de François Hollande, raccourcit les journées de 45 minutes et prévoit une demi-journée travaillée supplémentaire (le mercredi ou sur dérogation le samedi).

Le texte prévoit également des activités culturelles ou sportives gérées par les communes, dont la mise en place est "est d'une complexité sans nom", a estimé Xavier Darcos.

"D'abord parce qu'il faut des lieux pour le faire, des stades, des équipements, on ne les a pas partout et deuxièmement parce qu'on ne sait pas exactement qui doit le faire et dans quel cadre", a-t-il souligné.

La réforme est pour l'heure appliquée dans quelque 4.000 communes de France sur les 24.000 possédant au moins une école et elle entrera en vigueur l'année prochaine dans les autres communes.

A l'issue d'une réunion à l'Elysée mercredi, Vincent Peillon a exclu tout report de la réforme tout en reconnaissant que des efforts et un temps d'adaptation étaient nécessaires.

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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