Wladimir Andreff : « le pire des scénarios »

le , mis à jour à 08:51
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Wladimir Andreff : « le pire des scénarios »
Wladimir Andreff : « le pire des scénarios »

Spécialiste de l'économie du sport, qu'il enseigne notamment à l'université de Sotchi, Wladimir Andreff connaît bien la réalité du dopage dans le pays de Poutine.

 

Le CIO a décidé de s'en remettre aux Fédérations internationales pour décider de la participation des Russes à Rio...

WLADIMIR ANDREFF. On arrive au pire des scénarios envisagés. Une partie des athlètes russes est disqualifiée et une autre va être autorisée à concourir à Rio. Les disqualifiés l'ont été du fait de l'intransigeance de la Fédération internationale d'athlétisme. Mais d'autres Fédérations, dont certaines sous influence russe, ne tiendront pas compte du rapport McLaren.

 

Seuls les Russes se dopent ?

(Ironique.) Depuis quelques jours, beaucoup feignent de découvrir le dopage d'Etat en Russie. Ça prend juste un caractère spectaculaire avec les services secrets russes impliqués. Le système de dopage des athlètes américains ou européens est, selon moi, tout aussi réel sauf qu'il n'est pas centralisé et organisé par les services secrets ou l'Etat lui-même. Si un athlète américain se fait prendre, il est le seul responsable.

 

On parle quand même d'un dopage géré par l'Etat...

Poutine, en tant qu'ancien communiste, a baigné dans sa jeunesse dans une atmosphère où le sport était un lieu de démonstration des qualités intrinsèques du système. Si le président russe est sorti du système étatique du sport, il n'est pas sorti de l'idéologie qui allait avec. Et dans les pratiques qui allaient avec, il y avait le dopage d'Etat.

 

Vous auriez décelé que les athlètes russes étaient dopés à Sotchi avant le rapport McLaren. Comment ?

Grâce au modèle économétrique que j'ai développé pour connaître à l'avance les résultats. J'intègre des variables comme la population, son indice de développement, le fait que le pays soit organisateur... A Pékin, mon modèle avait trouvé 88 % de la répartition des ...

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