Wirecard: un dynamisme payant en Bourse.

le
0

(CercleFinance.com) - Où est donc passée la forte croissance qui faisait la réputation du secteur des paiements, émaillé par plusieurs déceptions ces derniers mois ? Il semblerait qu'elle soit devenue un peu plus sélective. Quelques acteurs continentaux, dont l'allemand Wirecard, semblent en avoir pris la part du lion.

En Bourse, si le géant britannique Worldpay “pèse” plus de six milliards d'euros, l'allemand Wirecard (5,6 milliards de capitalisation) s'en rapproche, tout en creusant l'écart avec les français Ingenico, Gemalto (autour de 4,4 milliards) et Worldline (3,3 milliards).

Rappelons qu'en septembre, le grand nom français des terminaux et paiements et des services associés, Ingenico, a révisé en baisse ses prévisions pour 2016 “en raison du retournement de tendances simultané aux Etats-Unis et au Brésil”, estiment les analystes de Société Générale, pour qui il s'agit d'une simple “accumulation de difficultés spécifiques”. D'ailleurs, la croissance organique du groupe, si elle a décéléré au T3 à 7% par rapport à son niveau sur neuf mois (10%), reste élevée.

Puis fin octobre, Gemalto, spécialiste des cartes à puces partiellement présent dans le secteur des paiements, s'effondrait en Bourse après un avertissement sur ses résultats pour 2017. Outre des difficultés du côté des mobiles, le directeur général, Philippe Vallée, évoquait une “migration des cartes de paiement plus lente que prévue en 2017”.

Worldline, filiale d'Atos, a fait état d'une croissance organique quasi-nulle au 3e trimestre (+ 0,2%), contre + 4,1% sur les neuf premiers mois de l'année. Cependant, le groupe reste optimiste : “après un premier semestre 2017 en légère croissance, le taux de croissance annuel moyen (de la croissance organique serait) compris entre +5% et +7%”, prévoit la direction. Ce qui ferait levier sur les comptes. De plus, 'plus que jamais, (le groupe veut jouer) un rôle très actif dans la consolidation de l'industrie des paiements en Europe”, estime le directeur général Gilles Grapinet. Il est vrai que le secteur de moyens de paiement reste très éclaté.

Spécialisé dans le traitement des paiements électroniques, l'allemand Wirecard est également bien portant : le groupe a fait état hier d'un CA en forte hausse (essentiellement de nature organique) de 33,2% au 3e trimestre, à 267,6 millions d'euros. La rentabilité a fait encore mieux : l'excédent brut d'exploitation (EBITDA, en anglais) a pris 35,8% à 81,5 millions d'euros. Confirmant ses prévisions d'EBITDA pour 2016, la direction a aussi fourni des projections pour 2017 laissant augurer d'une poursuite d'une forte croissance annuelle de l'ordre de 30%.

D'où une série de recommandations d'analystes favorables, par exemple Commerzbank qui, toujours à l'achat sur Wirecard, vise 55 euros. Ou Invest Securities, qui est passé ce matin de “neutre” à l'achat en visant 52 euros.

En date 13 novembre, le consensus FactSet indiquait que 21 analystes sur les 25 qui suivent le titre Wirecard le conseillent à l'achat, avec un objectif de cours moyen d'alors 55 euros. On peut penser que ce sentiment positif va encore se renforcer une fois que les nouvelles prévisions auront été intégrées.

EG


Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant