Wirecard: prépare sa riposte contre Zatarra Research.

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(CercleFinance.com) - Bientôt du nouveau dans l'affaire Wirecard vs. Zatarra ? C'est que ce laisse à penser une note de recherche publiée ce matin. Pour mémoire, ce spécialiste allemand des paiements électroniques a été gravement mis en cause, voilà trois semaines, par un mystérieux bureau d'études, Zatarra Research & Investigations, qui estime la juste valeur de son action à ... zéro euro. Or selon Bryan Garnier, les avocats de Wirecard seraient sur le point d'identifier ceux qui se cachent derrière Zatarra en vue d'engager des poursuites. Et ce alors qu'une enquête de la BaFin, le régulateur financier allemand, est en cours.

Pour mémoire, le 24 février dernier, Zatarra Research & Investigations, dont personne n'avait alors entendu parler et duquel on ne sait toujours pas grand-chose, a publié sur Internet une première note de recherche d'une centaine de pages mettant gravement en cause Wirecard. Les analystes fixent à l'action un objectif de cours simple à retenir : zéro euro. Alors qu'à son cours actuel (34,4 euros, contre plus de 42 euros avant la “charge”), Wirecard capitalise plus de quatre milliards d'euros.

La charge de Zatarra ne manquait pas d'assurance : “des preuves démontrent que de hauts dirigeants de Wirecard et des membres de son conseil d'administration se sont livrés au blanchiment d'argent et ont facilité le contournement des restrictions prévues par la loi américaine sur les jeux d'argent en ligne', peut-on lire dans des notes de recherche qui affirment également que Wirecard et ses dirigeants se sont rendus coupables de fraudes vis-à-vis de Visa et de MasterCard.

De par son mode opératoire, Zatarra semble compter parmi les “redresseurs de torts financiers” - et les vendeurs à découvert - que sont Gotham City Research, Citron Research ou encore Muddy Waters, qui depuis décembre s'en prend à Casino selon un procédé similaire. On imagine en effet qu'en visant un tel objectif de cours, Zatarra “shorte” (vend à découvert, pariant ainsi sur la baisse du titre) ou conseille de “shorter” l'action Wirecard, qui a d'ailleurs accusé le coup.

D'où la riposte de la direction de Wirecard : dans une note titrée 'The Great Vendetta', Bryan Garnier rapporte ce matin que plus de 90% d'une intervention d'Iris Stöckl, vice-présidente en charge de la communication et des relations investisseurs du groupe, a été consacré à Zatarra.

Mme Stöckl a rappelé que cette attaque n'est pas la première pour Wirecard. Mais cette fois, la société veut répliquer de manière foudroyante afin qu'il n'y ait pas de troisième manche : 'la société dispose d'avocats spécialisés qui semblent être sur le point d'identifier qui est derrière la note de recherche de Zatarra', rapporte encore Bryan Garnier. Ce qui ouvrirait la voie à des poursuites judiciaires contre les personnes concernées.

Bryan Garnier estime de plus que la BaFin, le régulateur financier allemand équivalent de l'AMF en France, devrait mener une enquête 'sérieuse' (elle est pur l'instant en cours) étant donné la 'forte corrélation entre la publication des rapports (de Zatarra) contre Wirecard et les attaques des vendeurs à découvert', indique encore la note.

Bref, conclut toujours Bryan Garnier, 'Wirecard jouit des meilleurs fondamentaux du secteur des paiements électroniques en tant que 'pure player' de l'e-commerce et grâce à son exposition aux marchés émergents, quelque 28% du CA provenant d'Asie du Sud-Est.” D'où la confirmation du conseil d'achat sur la valeur et l' objectif de cours de 52 euros.

Pour mémoire, plusieurs bureaux d'études ont également confirmé leur conseil positif sur l'action Wirecard depuis l'attaque de Zatarra, comme DZ Bank, Morgan Stanley ou encore Oddo Seydler.

EG


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