Wimbledon: Victoria Azarenka jusqu'au bout du cauchemar

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VICTORIA AZARENKA RENONCE À WIMBLEDON
VICTORIA AZARENKA RENONCE À WIMBLEDON

LONDRES (Reuters) - Le tournoi de Wimbledon a tourné au cauchemar, mercredi, pour Victoria Azarenka qui était considérée comme une des favorites au nom de sa tête de série n°2 et de ses deux demi-finales en 2011 et 2012 et a été contrainte à l'abandon.

Le malheur de la Biélorusse a commencé lundi lorsqu'elle a été victime d'une lourde chute dans son match de premier tour contre la Portugaise Maria Joao Kehler, 106e mondiale.

Après avoir gagné le premier set 6-1, Victoria Azarenka était à un point de se détacher 2-0 dans le deuxième lorsqu'elle a glissé derrière la ligne de fond et a fait le grand écart.

Le public du court n°1 a eu un peu de mal à se rendre compte que son cri de douleur n'était pas un de ces hurlements qui ponctuent le moindre geste des joueuses mais elle a dû se faire soigner sur le court et prendre un temps mort médical.

Elle a repris le jeu le genou droit bandé mais, bien que boitillante et incapable de reprendre toute balle qui ne passait pas à sa portée immédiate, elle a bouclé le set et le match 6-2.

Mercredi, les spectateurs qui commençaient à remplir le Centre court pour assister au deuxième tour de la n°2 mondiale contre l'Italienne Flavia Panetta ont été éberlués lorsque les haut-parleurs ont annoncé : "Mesdames et messieurs, Mlle Victoria Azarenka a été contrainte d'abandonner à cause d'une blessure."

La Biélorusse a plus tard exprimé sa détresse et reconnu qu'il aurait fallu un miracle pour qu'elle puisse poursuivre le tournoi. "Il était assez évident que c'était une très mauvaise chute. Se rétablir en deux jours semblait impossible (...) Les 48 heures n'ont fait qu'aggraver les choses", a-t-elle dit.

Le seul point positif pour la vainqueur du dernier Open d'Australie est que les examens médicaux ont montré qu'elle n'avait pas subi une rupture des ligaments du genou.

Mais cela ne l'a pas consolée.

"Je ne vois rien de positif dans cette affaire parce que je suis extrêmement déçue", a-t-elle dit. "J'ai eu de la chance que ce qui m'arrive ne soit pas plus grave. Ça aurait pu l'être, les médecins disent qu'après avoir vu ma chute, ils sont étonnés que je puisse même me tenir debout".

La Biélorusse n'en a pas moins terminé sa conférence de presse sur une plaisanterie quand il lui a été demandé si sa chute lui avait donné une phobie du gazon.

"Ma plus grande peur vient du vertige et des araignées, pas des courts en gazon ni d'autre chose", a-t-elle répondu.

Pritha Sarkar; Jean-Paul Couret pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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