Wimbledon: un géant français s'invite en deuxième semaine

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LE FRANÇAIS KENNY DE SCHEPPER EN HUITIÈMES DE FINALE À WIMBLEDON
LE FRANÇAIS KENNY DE SCHEPPER EN HUITIÈMES DE FINALE À WIMBLEDON

par Eric Salliot

PARIS (Reuters) - Comme Adrian Mannarino, le Français Kenny De Schepper a su saisir sa chance samedi pour se hisser en huitième de finale de Wimbledon.

Le géant bordelais, 80e mondial, a signé une performance de choix en éliminant au troisième tour l'Argentin Juan Monaco (n°22), en trois sets (6-4 7-6 6-4).

Lundi, il défiera l'Espagnol Fernando Verdasco, tombé au 54e rang mais impressionnant face au Letton Ernests Gulbis, balayé en trois sets.

Seul double-mètre membre du Top 100 dans toute l'histoire du tennis français, Kenny De Schepper, 26 ans, avait bénéficié du forfait du Croate Marin Cilic au deuxième tour.

"Il y a eu beaucoup d'émotion car le dernier jeu a été serré, j'ai été un peu rattrapé", a-t-il déclaré après sa victoire.

"Sur ma volée de revers, j'ai tout relâché, je suis allé par terre. J'ai apprécié le moment avec le public, j'ai pris le temps de signer des autographes. Je vais prendre le temps de digérer mais c'est pas mal hein?"

PAIRE SATURÉ DE WIMBLEDON

Doté d'un gros service de gaucher, Kenny De Schepper possède tous les coups pour briller sur herbe, d'autant qu'il se déplace bien malgré ses 2,03 m.

"J'ai disputé mon premier match sur gazon il y a deux ans au Queen's et j'avais adoré ça même si je n'avais pas mis un retour dans le court", s'est-il plu à raconter.

Lundi, Kenny De Schepper affrontera l'Espagnol Fernando Verdasco, qui n'avait plus atteint les huitièmes de finale sur le gazon londonien depuis 2009.

Benoît Paire (n°25) a de son côté complètement raté son troisième tour face à Lukasz Kubot, 130e mondial. Spécialiste de l'herbe, le Polonais a récolté un succès facile (6-1 6-3 6-4).

"Déjà, lors de mes deux premiers matches, ce n'était pas terrible. Ce n'est pas que je ne sois pas motivé mais je n'ai pas décompressé de la saison sur terre battue", a expliqué Paire.

"En plus, j'ai un souci à la cuisse. On me disait que j'avais un bon tableau mais Kubot est peut-être meilleur que Nadal. Là, je n'ai qu'une envie: quitter ce club. Ils n'arrêtent pas de vous répéter qu'il faut faire attention à leur gazon. On ne cesse d'être bippés (NDLR: contrôle des badges), c'est lourd. Vivement les vacances en Corse!", a-t-il ajouté.

Eric Salliot, édité par Olivier Guillemain

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