Wimbledon: Marion Bartoli s'offre une demi-finale, six ans après

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MARION BARTOLI REJOINT LES DEMI-FINALES À WIMBLEDON
MARION BARTOLI REJOINT LES DEMI-FINALES À WIMBLEDON

par Eric Salliot

LONDRES (Reuters) - Six ans après son épopée qui l'avait menée jusqu'en finale, Marion Bartoli a décroché mardi son billet pour le dernier carré de Wimbledon en dominant l'Américaine Sloane Stephens (n°17) en deux sets, 6-4 7-5.

Jeudi, la Française (n°15) jouera sa place en finale face à la Belge Kirsten Flipkens, tête de série numéro 20.

Ce quart de finale a été interrompu par une pluie fine à 5-4 sur le service de l'Américaine alors que celle-ci venait de sauver deux balles de set.

Deux heures et demie plus tard, l'Auvergnate revenait sur le court extrêmement mobile et beaucoup plus déterminée et engrangeait les deux points qui lui manquaient.

Tenant sa proie, elle creusait un break d'entrée dans la deuxième manche. Malgré deux services perdus, elle maintenait son avance, calait de nouveau à 5-3 avant de conclure sur sa première balle de match sur un coup droit croisé.

"Au premier set, je ne parvenais pas à retourner et après l'interruption c'est le contraire qui s'est produit", a expliqué Marion Bartoli à la presse.

"A 5-5, je sentais le match tourner et j'ai redoublé de concentration. Pour m'enlever de la pression, je me suis dit que j'étais à 6-5 contre moi et que je devais la breaker pour aller au tie-break. Alors qu'en fait j'étais à quatre points du match."

Laminée au troisième tour de Roland-Garros, Marion Bartoli a su rebondir une fois les pieds posés sur l'herbe.

"JE VAIS LA LIGOTER SUR UNE CHAISE"

"Le tennis est un jeu complètement fou. Après mon Roland-Garros, je me retrouve en demi-finale à Wimbledon", a souligné Marion Bartoli, ravie de jouer sur gazon.

"La surface est totalement différente, j'ai une balle plate. Ici, quand je frappe la balle, je gêne mes adversaires. Il y a très peu de points où je retrouve en défense."

Alors que le tournoi sacrera cette année une gagnante inédite, Marion Bartoli affrontera pour la première fois de sa carrière la Belge Kirsten Flipkens, qui a créé la surprise en éliminant la Tchèque Petra Kvitova en trois sets.

"C'est totalement différent par rapport à 2007, où j'étais sans arrêt en 'perf'. Là, je me retrouve avec le statut de favorite. Il ne reste que quatre joueuses, on a toute une chance de l'emporter", a estimé la Française.

"Si Kirsten en est là, c'est qu'elle joue un excellent tennis. En 2007, j'avais joué Justine Henin et je n'avais aucune chance sur le papier. C'est celle qui sera la plus entreprenante."

Finalement, le seul sujet d'inquiétude de Marion Bartoli concerne Amélie Mauresmo, qui n'avait pas initialement prévu de rester aussi tard à Londres.

"Il va falloir que je m'organise", a lâché la capitaine de l'équipe de France de Fed Cup.

De son côté, Marion Bartoli avait une solution plus radicale. "Je vais la ligoter sur une chaise et elle ne va plus pouvoir partir. Ce n'est pas une mascotte mais on va s'organiser pour qu'elle reste", a-t-elle dit en souriant.

Edité par Olivier Guillemain

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