Wimbledon: Marion Bartoli a toujours pensé revenir

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MARION BARTOLI DE RETOUR EN FINALE DE WIMBLEDON
MARION BARTOLI DE RETOUR EN FINALE DE WIMBLEDON

par Eric Salliot

LONDRES (Reuters) - Finaliste malheureuse de Wimbledon en 2007, Marion Bartoli a toujours cru au fond d'elle qu'elle aurait une deuxième chance. Celle-ci est arrivée jeudi, au bout d'une demi-finale maîtrisée de bout en bout.

Victorieuse de la Belge Kirsten Flipkens 6-1 6-2, la Française affrontera Sabine Lisicki, qui a pris le meilleur sur la Polonaise Agnieszka Radwanska, quatrième joueuse mondiale, au terme d'un match bien plus accroché.

"J'ai du mal à réaliser que je suis en finale de Wimbledon", a dit la numéro un française à la presse.

"J'étais juste concentrée pour faire le meilleur match possible. J'ai trouvé que l'accolade, le moment de partage à la fin avec Kirsten, c'était un bon moment de sport."

Malgré un scénario sans suspense face à une joueuse classée 20e à la WTA, Marion Bartoli (n°15) a été fauchée par l'émotion. Elle est tombée à genoux, extatique, sur le rectangle vert après sa balle de match.

"En fait, je suis vachement souple", a-t-elle ironisé.

"C'était juste un moment incroyable. J'avais la chair de poule. Je finis sur un jeu quasi parfait, avec que des premières balles et un smash pour finir. Vous rêvez de ces moments-là. Quand je suis sorti du court, il y avait des gens en pleurs qui m'attendaient."

"Mes larmes à moi, c'étaient des larmes de joie, de bonheur, de tension qui retombe. J'avais bien vu que Kirsten avait un problème au genou, il a fallu que je reste concentrée. Tout s'est relâché. C'est du bonheur à l'état pur. Voilà, j'y suis de nouveau."

LA PRÉSENCE DE WALTER, "CAPITALE"

Pourtant, Marion Bartoli vit une saison difficile, avec une première séparation de son père-entraîneur, des retrouvailles avant une nouvelle rupture sportive, définitive semble-t-il, juste après Roland-Garros.

"Il y a quinze jours, si on m'avait dit cela, j'aurais eu du mal à y croire. Même si, au fond de moi, je savais que c'était possible. Franchement, mon niveau de jeu à Eastbourne lors de mon premier match était bon", a souligné Marion Bartoli.

"Après, j'étais tombée malade. Je suis allée la chercher. J'ai toujours pensé qu'avec le travail, la détermination, l'investissement accomplis, j'aurais une nouvelle occasion à un moment donné."

Face à Lisicki, qui visera comme elle une première victoire en Grand Chelem, Marion Bartoli aura l'expérience d'une finale et abordera, grâce à un parcours sans faute, son rendez-vous de samedi avec une fraîcheur incomparable.

"Il y a six ans, je n'avais pas eu de jour off après ma victoire face à Justine Henin", s'est-elle souvenue. "J'avais dû enchaîner avec Venus Williams. Là, j'aurais le temps de décompresser vendredi et de faire le vide. D'en avoir fait une, ça va m'aider."

Elle pourra aussi compter sur le soutien de son père Walter, qui n'est donc plus son entraîneur mais va rejoindre Londres pour la soutenir.

"Oui, mon père sera là et ça être juste magique. C'est capital qu'il soit là. Il fait partie de moi. Il m'a tout appris sur un court de tennis. C'est normal de partager les plus grands moments de ma carrière", a-t-elle dit.

Edité par Gregory Blachier

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