Wimbledon: Marion Bartoli a le sentiment du devoir accompli

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MARION BARTOLI A LE SENTIMENT DU DEVOIR ACCOMPLI
MARION BARTOLI A LE SENTIMENT DU DEVOIR ACCOMPLI

par Chrystel Boulet-Euchin

BOULOGNE-BILLANCOURT, Hauts-de-Seine (Reuters) - Marion Bartoli est rentrée mardi à Paris avec le sentiment du devoir accompli après sa victoire à Wimbledon, où elle signé son premier succès dans un tournoi du Grand Chelem.

Déjà finaliste de l'épreuve en 2007, la Française a cette fois été au bout de son rêve, celui de remporter le tournoi qui lui tenait tant à coeur, comme elle l'a dit à Reuters.

"Je n'ai pas envie de redescendre de mon nuage, même si je n'ai pas vraiment le sentiment d'être sur un nuage. J'ai surtout le sentiment d'avoir accompli ce dont j'ai rêvé depuis tant d'années", a-t-elle dit, avant de raconter son plaisir.

"Autant de bonheur, c'est incroyable. Gagner Wimbledon, vivre une standing ovation au bal des champions, l'accolade d'Andy Murray (vainqueur du tournoi masculin-NDLR) et celle de Novak Djokovic qui m'a demandé de venir au dîner de sa fondation, c'est extraordinaire."

Elle a reconnu qu'elle ne s'attendait pas à un telle déferlante après cette victoire, la première d'une Française en Grand Chelem depuis Amélie Mauresmo en 2006 sur le gazon londonien.

"Je ne m'imaginais pas que ce serait à un tel point. La balle de match, cet ace, oui, je l'avais imaginé mais tout ce qu'il y avait derrière, non!"

Bartoli se projette déjà vers la suite avec une seule envie: reprendre vite sa raquette. Et elle affirme que ce titre ne pèsera pas sur ses épaules pour la suite.

"Cette victoire, ce n'est pas une pression supplémentaire, c'est au contraire l'envie de continuer à prendre autant de plaisir", dit-elle.

OBJECTIF US OPEN

Amélie Mauresmo, capitaine de l'équipe de France de Fed Cup, l'a soutenue du début à la fin de sa campagne à Wimbledon et affirme qu'elle peut rééditer la performance à l'US Open, dernière levée du Grand Chelem de la saison, qui débutera fin août.

Marion Bartoli veut, elle aussi, y croire.

"Evidemment que l'US Open est un énorme objectif pour moi. Il faut aller accrocher ce titre", dit-elle.

Pour ce faire, elle va fonctionner comme elle l'a fait à Wimbledon avec le staff de l'équipe de France concernant son travail physique et Thomas Drouet, un sparring-partner qui pallie l'absence d'entraîneur depuis que la Française s'est séparée de son père, Walter, qui veillait à sa destinée depuis 22 ans.

"Nicolas Pérotte (le préparateur physique) sera sur tous les tournois, Thomas aussi", a-t-elle confirmé, précisant qu'Amélie Mauresmo ne serait là qu'à l'US Open mais non sur la tournée américaine qui précède.

Concernant le rôle de Thomas Drouet, elle a été très claire: il n'est pas son entraîneur.

"Il n'a pas un rôle très défini mais c'est moi qui dirige mes entraînements, qui décide absolument de tout", a-t-elle affirmé.

Un mode de fonctionnement qui -preuve en est avec son succès à Wimbledon- lui réussit plutôt bien.

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