Wimbledon: la stratégie perdant-gagnant de Michaël Llodra

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LONDRES (Reuters) - Michaël Llodra a connu une journée assez particulière, jeudi à Wimbledon, en inventant une stratégie perdant-gagnant.

Contraint à l'abandon en simple au deuxième tour à la fin du premier set face à l'Italien Andreas Seppi (n°23), le Français a su gérer sa blessure à la cuisse pour se hisser au deuxième tour du double, aux côtés de Nicolas Mahut.

Convoqué dans la grande salle d'interview pour justifier ce choix, Michaël Llodra n'a pas échappé aux questions en rafale de la presse britannique, très étonnée de son soudain rétablissement.

"Face à Seppi, je me suis retiré parce que j'ai estimé que c'était prendre trop de risques pour mon ischio", a d'abord expliqué Llodra.

"Cela fait quinze jours que j'ai cette douleur, je me suis retiré du Queen's et à la fin premier set, j'ai ressenti des petites décharges. J'ai privilégié mon corps. Je peux vous montrer mes IRM !", s'est-il justifié par la suite.

"Par contre, en double, je pense pouvoir tenir la baraque. Avec mon service, je peux faire la différence. J'ai un bon partenaire à côté et je n'ai qu'un demi-terrain à défendre."

Le Français, âgé de 33 ans, a dû passer des tests d'aptitude auprès du médecin du tournoi. "Ils se sont avérés concluants", a-t-il précisé.

Michaël Llodra a eu de la chance dans l'après-midi car la paire Jan Hajek-Jaroslav Levinsky a abandonné à 5-4 au premier set. "On savait que c'était un tour jouable car Levinsky est devenu coach et qu'il avait utilisé son classement protégé. Et ça n'a pas raté."

Malgré ses pépins physiques, Michaël Llodra pense qu'un excellent parcours en double est toujours possible. "Ils annoncent du mauvais temps. Nos futurs adversaires n'ont pas encore joué, le dimanche est traditionnellement fermé et on peut se retrouver avec trois ou quatre jours off", a-t-il souligné.

"Cela peut être bénéfique pour mon ischio. J'ai essayé d'établir une stratégie. Cela peut sembler farfelu mais à 33 ans, il faut savoir dit stop. Si j'avais récolté une déchirure, j'aurais pu être arrêté deux mois et à mon âge, c'est dur de revenir."

Eric Salliot, édité par Olivier Guillemain

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