Wimbledon: la qualité du gazon en question

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INTERROGATIONS SUR LA QUALITÉ DU GAZON DE WIMBLEDON
INTERROGATIONS SUR LA QUALITÉ DU GAZON DE WIMBLEDON

LONDRES (Reuters) - Après trois jours de compétition, jamais autant de chutes ou glissades n'avaient été recensées sur le gazon de Wimbledon.

La tentation de lier les dix forfaits ou abandons observés depuis le début du tournoi, sept pour la seule journée de mercredi, à la qualité des courts du All England Club est tentante.

La situation s'apparente en tout cas à la grogne des joueurs l'an passé au Masters 1000 de Madrid contre la fameuse terre battue bleue, véritable patinoire qui a été depuis abandonnée.

Certains joueurs comme le Français Jo-Wilfried Tsonga ou le Croate Marin Cilic étaient, certes, déjà blessés avant d'arriver à Londres mais pas suffisamment pour les empêcher de tenter leur chance et leurs blessures se sont clairement aggravées.

D'autres abandons, comme celui de la n°2 mondiale Victoria Azarenka (n°2), ont été provoqués par de vilaines chutes.

"Il y a beaucoup de chutes cette année et je m'interroge", a dit la Biélorusse. "Mon court n'était pas bon. Ce serait bien que quelqu'un au club se penche sur le problème et trouve une solution. Moi, je n'ai rien fait de mal et ça me coûte cher."

Éliminée au deuxième tour par la modeste Portugaise Michelle Larcher de Brito, Maria Sharapova (n°3), victorieuse ici même en 2004, a été victime d'une mésaventure similaire.

"Je n'ai pas le souvenir d'avoir chuté à trois reprises dans une rencontre. C'est étrange, mais ce n'est pas une excuse", a dit la Russe, qui a fait un grand écart involontaire et a été soignée sur le court et à l'extérieur.

Mercredi après-midi, le All England Club a publié un communiqué pour défendre son nouveau jardinier en chef, Neil Stubley, remplaçant pour la première fois de l'historique head groundsman Eddie Seward parti à la retraite.

"Nous n'avons rien changé à la préparation ni à l'arrosage des courts", a dit le All England Club.

Cette affirmation n'a pas convaincu les joueurs qui constatent que le gazon est plus proche de celui qui avait été utilisé pour les Jeux olympiques, une herbe replantée à la texture différente, que de celui du tournoi 2012.

Marion Bartoli, finaliste en 2007, explique cette différence. "Le gazon est coupé très haut, ça fait une espèce de matelas et vous vous enfoncez dedans", a dit la Française. "Il y a des endroits où il n'y a pas plus de gazon du tout donc, là, vous glissez sur une espèce de terre. Du coup, il faut faire attention sur ses appuis car on peut vite tomber."

Le record d'abandons ou de forfaits sur la durée d'un tournoi du Grand Chelem est détenu par l'US Open 2011 avec 17 défections. A Wimbledon, il est de 13 lors de l'édition 2008.

Eric Salliot, édité par Jean-Paul Couret et Gilles Trequesser

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