Wiggle, Wiggle, Weigl

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Wiggle, Wiggle, Weigl

En quelques mois, Julian Weigl, tout juste 20 ans, est passé du relatif anonymat de la 2. Bundesliga au cœur d'un BvB éblouissant, balayant ainsi tous les doutes sur son recrutement. Peut-être la plus belle preuve du renouveau du club.

Depuis le début de la saison, Dortmund semble être redevenu l'équipe qui faisait frémir l'Europe entière, surtout les sans-équipe-fixe. Du but à foison, un jeu offensif bien huilé, une possession nouvelle, une efficacité défensive retrouvée. Pourtant, au-delà de l'effet Tuchel, le onze type est quasiment identique à celui de l'an dernier. Bien sûr, Aubameyang marque toujours autant, voire plus, Mkhitaryan est redevenu la gâchette, Kagawa et Gündoğan reviennent à leur niveau, respectivement pré-Angleterre et pré-blessure. La seule différence notable, c'est un gamin de tout juste 20 piges (il les a fêtés le 8 septembre) titulaire en 6, répondant au doux nom de Julian Weigl. Un joueur que personne n'avait vu venir, surtout que Bender et Castro, recruté lui aussi cette année, sont disponibles. À sa signature, Michael Zorc, le directeur sportif du club, avait d'ailleurs déclaré : "Julian Weigl est une perspective d'avenir pour le poste de milieu central. Nous croyons fermement en son potentiel." Un potentiel payé 2,5 millions d'euros, qui laissait plus d'un observateur sceptique. Après tout, Weigl sortait d'une saison loin d'être éclatante à Munich 1860 en 2. Bundesliga, malgré la narrative parfois retenue. Au moment de son départ, les fans des Lowen se demandaient même s'il allait vraiment manquer. Pareil à Stuttgart, qui a fini par refuser le joueur, alors que tout était réglé, par peur d'une erreur de recrutement.

Capitaine de soirée


Si l'on ne lit que les grandes lignes, la carrière de Weigl est une success story des plus évidentes. À 14 ans, il rejoint Munich 1860. À 18 ans, il devient le plus jeune capitaine de l'histoire du club. Mais tout n'est pas si facile. Ainsi, sa nomination en août 2014 est le fait de Riccardo Moniz, alors nouvel entraîneur. "Julian est maintenant un homme", déclare-t-il, avant de lui retirer le brassard après deux matchs et autant de défaites pour le mettre sur le banc. En effet, Weigl s'est fait choper en ville à 2h30 du mat avec trois coéquipiers quatre jours avant la dernière rencontre. "Il avait une chance et ne l'a pas saisie. C'est assez décevant." De toute façon, Moniz ne tiendra que jusqu'à fin septembre, remplacé par Markus von Ahlen, qui a lui-même cédé sa place à Torsten Fröhling en fin de saison. Bon gré, mal gré, Weigl enchaîne les matchs, souvent titulaire. Il faut dire que 1860 était tout…


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