Wendel réagit aux rumeurs de délit d'initiés

le
0

(lerevenu.com) - Dans un communiqué de presse, les dirigeants de Wendel disent ignorer «les faits - s'il y en a - qui sont à l'origine de cette enquête et de cette indiscrétion sur un possible délit d'initiés sur le titre Wendel». Néanmoins, la société d'investissement précise que cette enquête «porte sur le marché du titre Wendel» et non, spécifiquement, comme cela a été écrit dans plusieurs médias «sur Wendel», ou « sur un délit d'initiés chez Wendel».

L'enquête publiée par Le Point expliquait que l'AMF étudiait la période de novembre dernier : «À cette époque, les dirigeants de Wendel venaient d'annoncer qu'ils étaient en négociation exclusive avec TE Connectivity pour la cession de Deutsch (3.300 salariés, numéro un mondial des connecteurs sur mesure), l'une des entreprises du groupe. L'annonce de ces négociations avait aussitôt fait flamber l'action Wendel, qui passa de 42 à 55 euros en quelques jours. Et pour cause : au prix de 959 millions d'euros, la vente de Deutsch, finalisée en avril, représente une plus-value de 575 millions d'euros pour Wendel, très endetté.»

Dans le même article, les journalistes du Point précisaient que l'ancien directeur juridique de Wendel, Arnaud Desclèves, encore actionnaire de la société, avait envoyé à Frédéric Lemoine, le président du directoire, une lettre recommandée évoquant «les conditions dans lesquelles il a réalisé un investissement dans Deutsch avant sa très lucrative cession. Celle-là même qui intéresse aujourd'hui l'AMF». Arnaud Desclèves, qui a été licencié par son ancien employeur a déposé une plainte pour abus de bien social, délit d'initié et manipulation de cours, visant Ernest-Antoine Seillière et Jean-Bernard Lafonta, l'ex-président du directoire, rappelle Le Point.

En conclusion de son communiqué, Wendel dit «condamner l'éventuelle utilisation de telles informations et apportera naturellement tout son concours et ses moyens à l'Autorité des marchés financiers, comme elle l'a fait lors de précédentes enquêtes restées confidentielles, qui n'ont d'ailleurs pas eu de suite».

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant