Weidmann (BCE)-Les risques des taux bas de plus en plus clairs

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    AMSTERDAM/FRANCFORT, 3 novembre (Reuters) - Le président de 
la Bundesbank Jens Weidmann, membre du Conseil des gouverneurs 
de la Banque centrale européenne, a demandé jeudi de la 
"patience" en matière de politique monétaire, en soulignant 
qu'un soutien ultra-accommodant perdait de son efficacité avec 
le temps tout en augmentant les risques pour la stabilité. 
    "Les risques liés à une politique monétaire 
ultra-accommodante deviennent de plus en plus clairs", a-t-il 
dit lors d'une prise de parole à Amsterdam. 
    "Il est important de donner aux mesures prises suffisamment 
de temps pour influer sur le taux d'inflation", a-t-il estimé. 
    "L'accent mis sur le moyen terme, en plus du fait que la 
zone euro se remet du plus grand choc économique depuis la 
Deuxième Guerre mondiale, souligne l'importance qu'il y a à être 
patient." 
    Le président de la Buba marque ainsi ses réserves vis-à-vis 
de la politique de la BCE alors que celle-ci doit débattre le 
mois prochain d'une possible extension de son programme de 
rachat d'actifs de 1.740 milliards d'euros. 
    Le programme dit d'assouplissement quantitatif (quantitative 
easing, QE) vise à relancer la croissance dans la zone euro et à 
raviver l'inflation, laquelle reste depuis trois ans inférieure 
à l'objectif de la BCE proche de 2%. 
    "D'un point de vue cyclique à tout le moins, il y a une 
lueur d'espoir à l'horizon", a fait valoir le patron de la Buba 
en estimant que la zone euro aurait une croissance supérieure à 
son potentiel dans les prochaines années.  
    "On ne doit pas ignorer le fait que, même avec une politique 
monétaire inchangée, l'augmentation des taux d'inflation fera 
mécaniquement baisser les taux d'intérêt réels à court terme, ce 
qui entraînera un assouplissement de la politique monétaire."  
    Des taux monétaires ultra-bas peuvent entraîner la formation 
de bulles, réduire la rentabilité des banques et encourager les 
dépenses publiques, toutes choses qui représentent un risque 
pour la stabilité financière, a poursuivi Jens Weidmann. 
    Le modèle économique des banques et des assureurs-vie ou 
caisses de retraite n'est certes pas du ressort de la politique 
monétaire mais celle-ci ne peut ignorer les conséquences 
éventuelles que pourraient avoir leurs difficultés sur les 
mécanismes de transmission monétaire, notamment si cela pousse 
les ménages à augmenter leur épargne de précaution, a-t-il fait 
valoir. 
    Weidmann a par ailleurs estimé que les nouvelles règles 
prudentielles pour le secteur bancaire, dites de Bâle III, ne 
devaient pas conduire à une hausse significative des exigences 
de fonds propres pour les banques. 
 
 (Balazs Koranyi et Francesco Canepa, Véronique Tison pour le 
service français) 
 
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  • mlcbnb le vendredi 4 nov 2016 à 07:44

    la croissance et l'inflation seront au rendez-vous le jour où les ménages consommeront. L'achat d'emprunt d'état ne crée pas une augmentation de la consommation des ménages, certains ayant même réduit leur consommation (vu le rendement nul de leur économie). L'achat d'emprunts d'états soulage les états, mais la BCE devrait annuler une partie de ces emprunts qui ne lui seront remboursés que par de nouveaux emprunts. Ceci créera alors une dévaluation de l'Euro.