Wayne roux-né

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Wayne roux-né
Wayne roux-né

Touché pendant plusieurs semaines à un genou, Wayne Rooney est revenu il y a quelques matchs motivé comme jamais. En reculant au cœur du jeu, dans un rôle qui lui est destiné pour le futur et qui le fait enfin jaillir de nouveau. Le Rooney nouveau est arrivé. Celui de l'héritage.

Le cercle est fermé. Autour de la table, des légendes. Calme, derrière ses lunettes, les traits tirés, Sir Alex Ferguson ouvre la discussion : "C'est une option convaincante. Il a toutes les qualités pour jouer milieu de terrain dans un rôle de relayeur entre la sentinelle qui assure la sécurité de notre équilibre défensif et la partie offensive de l'équipe." (Conférence de presse du 2 novembre 2011, après une victoire en C1 contre Oṭelul Galaṭi.) Son principal relais tactique sur le terrain, le vieux Paul Scholes, dégaine à son tour : "Je ne pense pas que Wayne sera capable de jouer attaquant de pointe jusqu'à ses 34 ou 35 ans. Mais il pourrait jouer milieu central, potentiellement, jusqu'à cet âge-là. Il a toutes les capacités pour reprendre mon ancien poste à Manchester United." (Mai 2014, à la télévision anglaise.) Enfin, le troisième invité, un mec qui connaît plutôt bien le secteur pour l'avoir ratissé pendant plus de vingt ans avec le Barça, prend la parole : "Je pense que Rooney a encore beaucoup à apporter au foot, mais c'est peut-être le moment pour lui d'adapter son jeu à un nouveau rôle sur le terrain. Les joueurs intelligents s'adaptent et s'il est capable de le faire, il pourra jouer encore cinq ou six ans à ce niveau." (Xavi, dans un entretien donné à FourFourTwo en octobre dernier.) Dans cinq ans, Wayne Rooney aura alors trente-cinq ans. On débarrasse, on prend le tableau et on constate.

La vie dans l'espace


Cette semaine, Louis van Gaal a coupé court au débat et a affirmé que, désormais, son numéro 10 pourrait "apporter plus à l'équipe en tant que milieu central". Ce qui était une certitude depuis plusieurs années semble enfin en passe de se réaliser. Aligné au cœur d'un 4-1-4-1 - modulable en phase offensive en 4-2-3-1 - la semaine dernière contre Crystal Palace (2-0) et lors de la demi-finale de FA Cup contre Everton il y a une semaine (2-1), Wayne Rooney vient d'entamer une mue annoncée et logique. Le temps est un bâtard, mais l'espace est un luxe. C'est désormais pour ça que le meilleur buteur de l'histoire de la sélection anglaise vit : pour créer des espaces, offrir à ses partenaires (plus de 90% de passes réussies lors des deux dernières sorties) et pour dévorer du ballon comme il n'en touchait plus depuis plusieurs mois. Les…


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