Wass, l'autre Danish dynamite

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Wass, l'autre Danish dynamite
Wass, l'autre Danish dynamite

Auteur d'un coup franc magistral ce dimanche face à Guingamp (2-0), Daniel Wass, meilleur buteur de l'histoire de l'ETG en L1, a une nouvelle fois prouvé qu'il était un spécialiste de l'exercice et un joueur à suivre. Ca valait bien un portrait, entre Brondby et la Haute-Savoie. Entre bonnes blagues et famille, aussi.Giflés à Geoffroy-Guichard, les supporters de l'Olympique Lyonnais n'ont pas vu onze fantômes rhodaniens ce dimanche, mais douze. A deux heures et demi de voiture à l'Est de Saint-Etienne, le spectre de Juninho plane sur la pelouse du Parc des Sports d'Annecy. Sa version danoise, en fait. Juninø. Dans un pays ou Marvin Martin, encore en errance ce dimanche sous la tunique lilloise, était le futur Zidane, les comparaisons peuvent avoir l'air de porter l'oeil. Mais au moment où le pied droit de Wass a catapulté le ballon dans le but de son compatriote Lössl avec une facilité telle qu'on avait l'impression que l'agence spatiale européenne aurait fait des économies en lui demandant d'envoyer Philae dans l'espace avec son pied droit, le Danois a transporté tout le petit monde de la Ligue 1 dans un passé proche. Une impression de déjà-vu suffisante pour qu'après la rencontre, on lui demande s'il est le nouveau Pernambucano. A cela, il a répondu un tranquille : " Non, je suis Daniel Wass ". Présomptueux ? Pas pour un sou. Si le droitier refuse la comparaison, où le modèle, c'est avant tout parce qu'au pays des champions d'Europe 92, on ne demande pas aux jeunes de se comparer aux gloires passées, mais d'écrire leur propre histoire, avec ou sans coquille, avec un happy-ending ou une fin tragique. Penser au futur plutôt que de rêver au passer. Une éducation logique, même pour Wass, qui mérite comme ses anciens, le surnom de Danish Dynamite.
Banlieusard et gai-luron
Dans cette histoire d'explosifs, il y a tout de même un point commun: l'IF Brondby. C'est là, à quelques minutes à l'Ouest de la douce Copenhague, où sont passés les Kim Vilfort, Peter Schmeichel, ou Brian Laudrup - Michael, en bisbille avec Richard Nielsen n'était pas de la partie en 92 - que Wass, fait ses gammes après un long passage à Avarta, petit club de la banlieue de la capitale danoise. L'épisode Brondby dure cinq ans et marque le gaillard à vie comme le témoigne Jesper Hansen, aujourd'hui portier d'Evian : " C'est un mec de Brondby, et entre l'IF Brondby et le FC Copenhague, c'est un peu comme pour Marseille et Paris chez vous. A Copenhague, on prend un peu les autres de haut, on est l'élite du pays, et à Brondby, c'est le club familial, avec des gens un peu tarés ". Taré, le natif de Gladsaxe n'a pas l'air de l'être. Mais une fois la glace brisée, les blagues peuvent fuser. " Il aime bien plaisanter aussi,...

Giflés à Geoffroy-Guichard, les supporters de l'Olympique Lyonnais n'ont pas vu onze fantômes rhodaniens ce dimanche, mais douze. A deux heures et demi de voiture à l'Est de Saint-Etienne, le spectre de Juninho plane sur la pelouse du Parc des Sports d'Annecy. Sa version danoise, en fait. Juninø. Dans un pays ou Marvin Martin, encore en errance ce dimanche sous la tunique lilloise, était le futur Zidane, les comparaisons peuvent avoir l'air de porter l'oeil. Mais au moment où le pied droit de Wass a catapulté le ballon dans le but de son compatriote Lössl avec une facilité telle qu'on avait l'impression que l'agence spatiale européenne aurait fait des économies en lui demandant d'envoyer Philae dans l'espace avec son pied droit, le Danois a transporté tout le petit monde de la Ligue 1 dans un passé proche. Une impression de déjà-vu suffisante pour qu'après la rencontre, on lui demande s'il est le nouveau Pernambucano. A cela, il a répondu un tranquille : " Non, je suis Daniel Wass ". Présomptueux ? Pas pour un sou. Si le droitier refuse la comparaison, où le modèle, c'est avant tout parce qu'au pays des champions d'Europe 92, on ne demande pas aux jeunes de se comparer aux gloires passées, mais d'écrire leur propre histoire, avec ou sans coquille, avec un happy-ending ou une fin tragique. Penser au futur plutôt que de rêver au passer. Une éducation logique, même pour Wass, qui mérite comme ses anciens, le surnom de Danish Dynamite.
Banlieusard et gai-luron
Dans cette histoire d'explosifs, il y a tout de même un point commun: l'IF Brondby. C'est là, à quelques minutes à l'Ouest de la douce Copenhague, où sont passés les Kim Vilfort, Peter Schmeichel, ou Brian Laudrup - Michael, en bisbille avec Richard Nielsen n'était pas de la partie en 92 - que Wass, fait ses gammes après un long passage à Avarta, petit club de la banlieue de la capitale danoise. L'épisode Brondby dure cinq ans et marque le gaillard à vie comme le témoigne Jesper Hansen, aujourd'hui portier d'Evian : " C'est un mec de Brondby, et entre l'IF Brondby et le FC Copenhague, c'est un peu comme pour Marseille et Paris chez vous. A Copenhague, on prend un peu les autres de haut, on est l'élite du pays, et à Brondby, c'est le club familial, avec des gens un peu tarés ". Taré, le natif de Gladsaxe n'a pas l'air de l'être. Mais une fois la glace brisée, les blagues peuvent fuser. " Il aime bien plaisanter aussi,...

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