Washington salue des avancées sur le nucléaire iranien

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JOHN KERRY SALUE DES AVANCÉES SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN
JOHN KERRY SALUE DES AVANCÉES SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN

par John Irish et Lesley Wroughton

LAUSANNE/PARIS (Reuters) - Les discussions menées cette semaine à Lausanne ont permis de réaliser de véritables progrès en vue d'un accord sur le programme nucléaire de l'Iran, a estimé le secrétaire d'Etat américain John Kerry samedi après la suspension pour quelques jours des négociations.

John Kerry doit rencontrer samedi après-midi à Londres ses homologues européens participant au groupe P5+1 qui réunit les Etats-Unis, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, la Russie et la Chine.

"Nous ne nous sommes pas dans l'urgence mais il faut reconnaître que des décisions fondamentales doivent maintenant être prises et que les choses seront de moins en moins faciles à mesure que le temps passe", a commenté le chef de la diplomatie américaine.

"Nous ne sommes pas encore parvenus au but mais n'en doutez pas nous avons l'occasion de régler ce problème. C'est une question de volonté politique et de prise de décisions difficiles", a-t-il ajouté.

Cette position optimiste semble partagée par le président iranien Hassan Rohani qui a estimé qu'il "n'y avait rien qui ne pouvait être résolu" par les négociateurs qui ont jusqu'au 30 juin pour dégager un compromis définitif.

"Au cours de ce tour de table, des points de vue communs sont apparus dans certains domaines où il y avait des divergences d'appréciation et cela peut constituer la base d'un accord final", a-t-il déclaré cité par l'agende de presse Irna.

Le guide suprême de la Révolution iranienne, Ali Khamenei, a affirmé samedi qu'il n'y avait personne en Iran qui ne souhaitait pas une solution négociée à la question du programme nucléaire.

S'exprimant avant la rencontre avec ses homologues français, allemand et britannique, Kerry a reconnu que les enjeux étaient grands et "que les questions étaient complexes, hautement techniques et toutes liées les unes aux autres".

Laurent Fabius a rappelé, pour sa part, que la France souhaitait la conclusion d'un accord-cadre avant la fin du mois de mars sur le nucléaire iranien à condition que celui-ci interdise réellement l'accès de l'Iran à l'arme atomique.

"La France souhaite un accord mais un accord robuste, c'est-à-dire un accord qui garantisse vraiment que l'Iran puisse évidemment avoir accès au nucléaire civil mais à la bombe atomique, non", a dit le ministre des Affaires étrangères.

Les négociateurs se sont fixé deux échéances, la première au 31 mars pour définir un encadrement de la politique nucléaire iranienne et la deuxième au 30 juin pour sceller un accord définitif.

Dans ces négociations, Paris adopte une ligne plus stricte que celles de ses partenaires et demande notamment que l'accord s'étende sur une période de quinze années, assortie de dix années supplémentaires au cours desquelles les sites nucléaires iraniens seront contrôlés de manière intensive.

Si des progrès ont été enregistrés au cours de l'année écoulée, les divergences demeurent toutefois suffisantes pour empêcher la conclusion d'un accord d'ici le mois de juin.

(Avec Emmanuel Jarry à Paris; Pierre Sérisier pour le service français)

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