Washington redoute un rapprochement entre Moscou et Pyongyang

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    NATIONS UNIES, 27 juin (Reuters) - Les Etats-Unis redoutent 
que la Russie comble le vide que laisserait la Chine si cette 
dernière venait à rompre avec la Corée du Nord, a expliqué mardi 
l'ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley. 
    "Je crains que la Russie vienne appuyer la Corée du Nord", 
a-t-elle déclaré devant des parlementaires américains réunis à 
Washington. "Je n'en ai pas la preuve, mais nous surveillons la 
situation avec attention." 
    Tandis que les Etats-Unis s'engageaient dans une campagne 
visant à isoler complètement le régime de Pyongyang en raison de 
la poursuite par ce dernier de son programme de missiles 
balistiques et de son programme nucléaire, un ferry 
transfrontalier était inauguré entre la Corée du Nord et son 
voisin russe. 
    Contrairement à son homologue américain, Donald Trump, le 
président Vladimir Poutine dit penser que le dialogue est 
préférable aux menaces. 
    "Nous avons besoin de maintenir la pression sur la Chine, 
nous devons garder nos yeux tournés vers la Russie et continuer 
de faire en sorte que le régime nord-coréen comprenne que nous 
ne cherchons pas à le changer mais à ce qu'il mette fin son 
activité nucléaire", a déclaré Nikki Haley. 
    Les premières sanctions du Conseil de sécurité de l'Onu 
contre la Corée du Nord remontent à 2006, date du premier essai 
nucléaire effectué par Pyongyang.  
    La Corée du Nord menace actuellement de procéder à un 
sixième essai nucléaire et rejette les mesures instaurées par 
les Nations unies à son encontre. 
 
 (Michelle Nichols, Nicolas Delame pour le service français) 
 
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