Washington n'exclut pas de revenir vers l'Onu sur la Syrie

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WASHINGTON N'EXCLUT PAS DE REVENIR VERS L'ONU SUR LA SYRIE
WASHINGTON N'EXCLUT PAS DE REVENIR VERS L'ONU SUR LA SYRIE

PARIS (Reuters) - Les Etats-Unis n'ont pas exclu dimanche de revenir vers le Conseil de sécurité des Nations unies pour tenter d'obtenir le vote d'une résolution sur la Syrie après la publication du rapport des inspecteurs de l'Onu sur l'attaque chimique présumée du 21 août à Damas.

Les pays arabes attendent cependant une "réponse forte" de la communauté internationale, a indiqué le secrétaire d'Etat John Kerry lors d'une conférence de presse à Paris à l'issue d'un entretien avec ses homologues d'Arabie saoudite, d'Egypte, des Emirats arabes unis et du Qatar.

Face à l'opposition à une opération militaire de la Russie et la Chine, et aux réticences exprimées par de nombreux autres pays et par les opinions publiques française et américaine, François Hollande s'est dit favorable à ce que le Conseil de sécurité de l'Onu soit une nouvelle fois saisi, malgré le veto prévisible de Moscou et Pékin.

"Concernant la proposition du président Hollande sur l'Onu, le président (Barack Obama) et nous tous écoutons avec attention ce que nous disent nos amis", a déclaré John Kerry.

Washington n'a pour le moment aucune intention de soumettre une résolution au vote, a toutefois précisé un officiel américain à l'issue de la conférence de presse.

Les inspecteurs des Nations unies pourraient rendre leur rapport cette semaine, à peu près au moment où le Congrès américain votera pour autoriser ou non des frappes contre la Syrie.

Les Etats-Unis et la France accusent le régime de Damas d'être à l'origine de l'attaque chimique et estiment que des frappes le dissuaderaient de recommencer - et qu'à l'inverse ne rien faire encouragerait les pays qui ont des armes non conventionnelles à les utiliser.

Bachar al Assad a une nouvelle fois nié dimanche ces accusations. "Il n'y a aucune preuve que j'ai utilisé l'arme chimique contre mon propre peuple", a-t-il déclaré dans une interview réalisée à Damas et qui sera diffusée lundi par la chaîne de télévision américaine CBS.

Arshad Mohammed; Pascal Liétout et Tangi Salaün pour le service français

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  • M1693744 le dimanche 8 sept 2013 à 20:59

    pourquoi les pays arabes qui attendent une "reponse forte" ne la donne t'il pas eux même ?