Washington inquiet pour le chef de l'opposition à Bahreïn

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(Précisions du parquet, §§ 5-7) ABOU DHABI, 1er janvier (Reuters) - Le département d'Etat américain a fait part de sa vive préoccupation après l'arrestation du chef de file du principal parti d'opposition chiite à Bahreïn, le cheikh Ali Salman, y voyant un facteur de nouvelles tensions dans le royaume. Le cheikh Ali Salman, chef d'Al Wefaq, a été arrêté dimanche après avoir dirigé un rassemblement d'opposition contre les élections du mois de novembre, boycottées par son parti. "Les partis d'opposition qui expriment pacifiquement des critiques contre le gouvernement jouent un rôle essentiel dans les Etats et les sociétés pluralistes", a déclaré le département d'Etat américain dans un communiqué. "Nous craignons que la mesure prise à l'encontre d'un haut dirigeant de l'opposition n'attise les tensions", a-t-il ajouté. Dans un communiqué, le parquet bahreïni précise que le cheikh Salman est soupçonné de propager des idées hostiles au régime et aux autorités du royaume. Il est notamment interrogé sur des propos tenus lors du congrès du Wefaq et dans un entretien télévisé où il affirmait que l'opposition avait été approchée en vue de prendre les armes, comme en Syrie, ce qu'il avait refusé. Il est entendu en présence de ses avocats et ses proches peuvent lui rendre visite, ajoute le parquet. Base de la Ve Flotte américaine, le petit royaume du Golfe dirigé par la dynastie sunnite des Khalifa est en proie à des troubles depuis les grandes manifestations en 2011 de la majorité chiite, qui réclame la fin des discriminations dont elle se dit victime. (Maha El Dahan et Farishta Saeed; Eric Faye et Guy Kerivel pour le service français)

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