Washington et Londres appellent à une trêve immédiate au Yémen

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 (Ajoute déclarations de Kerry, contexte §5-10) 
    LONDRES, 16 octobre (Reuters) - Les Etats-Unis et la 
Grande-Bretagne ont lancé dimanche un appel à un cessez-le-feu 
immédiat et sans condition au Yémen, où la guerre entre rebelles 
houthis et forces loyalistes soutenues par l'Arabie saoudite a 
fait des milliers de morts depuis mars 2015. 
    A Londres où il a rencontré son homologue britannique Boris 
Johnson, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a déclaré 
qu'au cas où les belligérants au Yémen accepteraient le principe 
d'une trêve, l'émissaire spécial des Nations unies pour le pays, 
Ould Cheikh Ahmed, se chargerait d'en définir les modalités et 
le calendrier.  
    "Il est temps de mettre en place un cessez-le-feu de manière 
inconditionnelle au Yémen et de s'asseoir ensuite à la table des 
négociations", a déclaré John Kerry à la presse. "Nous ne 
pouvons pas souligner davantage aujourd'hui l'urgence de mettre 
un terme à la violence au Yémen." 
    Il a ajouté qu'il plaidait, tout comme Boris Johnson et Ould 
Cheikh Ahmed, pour l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu "le 
plus rapidement possible, dès lundi ou mardi". 
    La coalition sous commandement saoudien qui intervient au 
Yémen depuis mars 2015 est sous le feu des critiques depuis un 
raid qui a fait jusqu'à 140 morts, selon les Nations unies, lors 
d'une veillée funèbre il y a une semaine à Sanaa, la capitale. 
  
    Samedi, plusieurs missiles ont été tirés en direction du 
destroyer USS Mason en mer Rouge. L'attaque a échoué. 
  
    A Londres, Boris Johnson et John Kerry ont rencontré le 
ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al Djoubeïr ainsi 
que plusieurs hauts responsables des Emirats arabes unis.  
    La veille à Lausanne, le chef de la diplomatie américaine 
avait discuté avec le ministre iranien des Affaires étrangères 
Javad Zarif, dont le pays soutient les rebelles houthis.  
    "C'est devenu une crise d'ampleur énorme avec des problèmes 
économiques, humanitaires et sanitaires croissants", a déclaré 
John Kerry.  
    "Nous sommes en contact avec les parties depuis plusieurs 
jours. J'ai parlé au ministre des Affaires étrangères d'Oman, 
ainsi qu'avec les ministres des Affaires étrangères d'Arabie 
saoudite et des Emirats, et tout le monde a convenu que le 
moment était venu d'accentuer les efforts pour atténuer le 
conflit et trouver une issue", a ajouté le secrétaire d'Etat.  
 
 (Lesley Wroughton; Jean-Stéphane Brosse pour le service 
français) 
 
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