Washington dénonce les violations des droits en Ouganda

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    NAIROBI, 12 mars (Reuters) - Le pouvoir ougandais continue 
de violer les droits des citoyens et des médias depuis la 
réélection de Yoweri Museveni à la présidence le mois dernier, 
estiment les Etats-Unis.  
    Dans un communiqué diffusé vendredi soir, le département 
d'Etat dénonce les arrestations de personnalités de l'opposition 
et le harcèlement des opposants, ainsi que l'intervention des 
autorités dans une procédure juridique lancée contre le résultat 
de l'élection.  
    Il s'agit, déclare le porte-parole du département d'Etat 
John Kirby, "d'activités inacceptables dans une société libre et 
démocratique".  
    Selon lui, le comportement des autorités de Kampala pourrait 
mettre en péril les progrès économiques et politiques qui ont 
permis d'élargir les relations entre l'Ouganda et les 
Etats-Unis.  
    La commission électorale ougandaise a proclamé la victoire 
de Museveni, 71 ans, au pouvoir depuis 1986, lors du scrutin du 
18 février avec 60% des voix.  
    Kizza Besigye, arrivé deuxième avec 35% des suffrages, 
conteste ces résultats en dénonçant des fraudes. Il a été 
interpellé à plusieurs reprises ces dernières semaines.  
    La mission d'observateurs de l'Union européenne a pointé le 
manque de transparence du scrutin, qui s'est déroulée, selon 
elle, dans un climat d'"intimidation".      
 
 (Edith Honan; Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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