Washington accuse le gouvernement syrien de violer la trêve

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    WASHINGTON, 12 mars (Reuters) - Le département d'Etat 
américain a, pour la première fois depuis sa mise en place, 
accusé vendredi le gouvernement syrien de violer la trêve 
conclue avec les rebelles, exhortant la Russie d'user de son 
influence pour faire cesser les attaques qui, selon Washington, 
pourrait "mettre en pièces" le fragile processus de paix initié 
dans le pays. 
    Le porte-parole du département d'Etat John Kirby a déclaré 
que les Etats-Unis "condamnaient fermement" le gouvernement du 
président syrien Bachar al Assad pour des frappes aériennes qui 
auraient pris pour cible des civils dans les villes d'Alep et 
Deraa. 
    Lors d'un point presse, John Kirby a ajouté que les 
Etats-Unis "condamnaient (également) fortement le fait que le 
régime de Bachar al Assad retire des médicaments hautement 
nécessaires des livraisons d'aide humanitaire d'urgence". 
    Il a ajouté que les actions du gouvernement syrien 
constituaient une violation de l'accord de cessation des 
hostilités, entré en vigueur le 27 février. 
    L'opposition syrienne a annoncé plus tôt dans la journée 
qu'elle participerait aux négociations qui reprennent ce lundi à 
Genève sous médiation de l'Onu mais a minimisé ses chances de 
succès et accusé le régime syrien de préparer une escalade 
militaire.  ID:nL5N16J2UF  
    Le gouvernement syrien a promis de faire connaître sa 
position samedi sur sa participation, même si la Russie dit 
s'attendre à la présence de son allié. 
    Les discussions organisées par l'Onu coïncident avec le 
cinquième anniversaire du déclenchement du soulèvement contre le 
régime de Bachar al Assad, mouvement devenu une guerre civile 
qui a déjà fait 250.000 morts et provoqué une crise des réfugiés 
au Moyen-Orient et en Europe. 
    "Nous ne voulons pas voir les violations de la cessation des 
hostilités mettre en pièce ces discussions sur le point de 
commencer", a dit John Kirby. 
    Depuis son entrée en vigueur, l'accord de cessation des 
hostilités n'a pas entraîné la fin des combats mais a permis de 
réduire le niveau de violence en Syrie. 
    Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a rencontré 
vendredi le roi Salmane et plusieurs dignitaires saoudiens pour 
évoquer avec eux la nécessité d'agir maintenant pour mettre un 
termes aux conflits en Syrie et au Yemen, selon un rapport 
effectué par un journaliste accrédité auprès de ses confrères. 
 ID:nL5N16J4PR      
 
 (Eric Beech, Arshad Mohammed et David Alexander, Benoit Van 
Overstraeten pour le service français) 
 
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