Warren Buffett a choisi son successeur, sans lui dire

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WARREN BUFFETT REFUSE DE DÉVOILER L'IDENTITÉ DE SON SUCCESSEUR
WARREN BUFFETT REFUSE DE DÉVOILER L'IDENTITÉ DE SON SUCCESSEUR

(Reuters) - Warren Buffett a de nouveau refusé lundi de dévoiler l'identité de son successeur à la tête du groupe Berkshire Hathaway, se contentant d'expliquer que la personne choisie ignorait elle-même qu'elle l'avait été.

Dans sa lettre annuelle aux actionnaires samedi, l'investisseur le plus célèbre des Etats-Unis, âgé de 81 ans, a déclaré que le conseil d'administration de Berkshire avait identifié une personne susceptible de reprendre la direction générale après son éventuel départ.

Mais la lettre ne mentionne pas l'identité de cette personne et, dans un entretien à la chaîne de télévision CNBC lundi, Warren Buffett a refusé de la divulguer.

L'opinion publique ignore qui seront les prochains dirigeants de nombreuses autres grandes entreprises, a-t-il expliqué, ajoutant que se doter d'un "prince héritier" comportait des inconvénients.

Il a simplement précisé que le conseil d'administration de Berkshire avait à l'esprit le nom de son successeur depuis plusieurs années mais que la personne en question l'ignorait.

Il a ajouté qu'il était probable que cet héritier potentiel soit l'un des dirigeants des dizaines de sociétés dont Berkshire est propriétaire ou actionnaire.

Scruté depuis plusieurs années déjà, le processus de succession de Warren Buffett a été perturbé l'an dernier par le départ inattendu de David Sokol, l'un de ses principaux lieutenants, un temps considéré comme favori pour prendre la tête du groupe.

David Sokol a en effet été contraint à la démission après le scandale provoqué par certaines de ses transactions boursières.

Warren Buffett a déclaré lundi à ce sujet que Berkshire avait dépensé l'an dernier plus de 1,4 million de dollars de frais juridiques liés à ce dossier mais que les autorités boursières ne l'avaient pas contacté à ce sujet depuis l'été.

A la tête du groupe depuis 47 ans, Warren Buffett a transformé la société en un conglomérat qui emploie plus de 270.000 personnes dans le monde et dont les activités s'étendent du transport ferroviaire à la production d'électricité en passant par les crèmes glacées et les sous-vêtements.

Dans l'entretien à CNBC lundi, l'investisseur a révélé avoir réalisé fin 2011 en Europe l'un des plus importants investissements de sa carrière.

Il a ajouté avoir investi dans huit valeurs européennes, pour un montant de 175 millions d'euros dans chaque cas. Les sociétés retenues étaient alors sous-évaluées après avoir souffert de la crise de la dette souveraine. Il n'a toutefois pas divulgué les noms des sociétés concernées.

Il a par ailleurs expliqué que l'immobilier était la seule classe d'actifs qu'il préférait aux actions.

"C'est une classe d'actifs très attractive en ce moment", a-t-il dit, ajoutant qu'il aimerait pouvoir acquérir des milliers de logements en profitant de la faiblesse des taux d'intérêt à 30 ans s'il disposait d'une méthode efficace pour gérer un tel portefeuille.

Marc Angrand pour le service français, édité par Nicolas Delame

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  • ks81 le lundi 27 fév 2012 à 15:55

    Purée je savais pas que j'étais riche^^

  • M7210200 le lundi 27 fév 2012 à 15:54

    non c moi mais j'ai refusé