Wall Street : une pause avant de nouveaux sommets

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© Marc Bertrand
© Marc Bertrand
J'aime, on le sait, taquiner les esprits forts qui font la fine bouche devant les performances du marché américain. Pour eux, le triplement par rapport au plus bas de l'hiver 2009, soit un gain de plus de 23% l'an chacune des cinq dernières années, n'est que l'un des maigres résultats des quelque 3.000 milliards de dollars déversés par la Réserve fédérale. Quant au creux marqué de janvier et février derniers, il leur est apparu plus fondamental et en aucun cas la conséquence des facteurs climatiques qu'ils ont repoussés d'un méprisant : «Il fait froid chaque hiver !» Difficile de contester que la banque centrale américaine aurait pu faire un plus mauvais usage de ses 3.000 milliards de dollars. Cet apport de liquidités à l'économie a permis au marché de reprendre l'équivalent de 12.000 milliards de capitalisation boursière en cinq ans pour le seul indice S&P 500, alors qu'à l'évidence, la totalité de cette création monétaire n'est pas allée vers les actions. Par ailleurs, qui pourrait nier que les États-Unis, terre de tous les excès naturels, ont été particulièrement frappés et partiellement paralysés plusieurs semaines, cet hiver ? Et de fait, la plupart des indicateurs viennent, tiens comme c'est bizarre, disait Louis Jouvet dans le film Drôle de drame, de suivre les courants ascensionnels : un plus-bas dans les inscriptions au chômage, un rebond dans les créations d'emploi, un retour de confiance appuyé

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