Wall Street toujours freinée par le Brexit

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    * Le Dow a perdu 1,50%, le S&P-500 1,81% et le Nasdaq 2,41% 
    * Plus fort recul en deux séances depuis août 
    * Les banques continuent de souffrir 
 
 (Répétition sans changement d'une dépêche transmise lundi soir) 
    par Lewis Krauskopf 
    NEW YORK, 28 juin (Reuters) - La Bourse de New York a 
prolongé lundi son mouvement de baisse enclenché vendredi, aucun 
élément nouveau n'ayant permis de dissiper les craintes d'une 
période d'incertitude durable sur les marchés mondiaux après le 
choc provoqué par le vote des Britanniques en faveur d'une 
sortie de l'Union européenne. 
    L'indice Dow Jones  .DJI  a perdu 260,51 points, soit 1,50%, 
à 17.140,24. Le Standard & Poor's-500  .SPX , plus large et 
principale référence de nombreux investisseurs, a cédé 36,87 
points (-1,81%) à 2.000,54 et le Nasdaq Composite  .IXIC  a 
reculé de 113,54 points (-2,41%) à 4.594,44. 
    Le Nasdaq a plus souffert que les deux autres grands indices 
en raison de sa forte composante technologique, un secteur qui 
pourrait être particulièrement affecté par une chute des 
investissements avec le climat d'aversion au risque créé par le 
Brexit. 
    "La tendance reste à la baisse car il demeure beaucoup 
d'incertitudes", dit Eric Kuby, responsable de l'investissement 
chez North Star Investment Management à Chicago. "Il est 
important de relever que cela se fait de manière ordonnée. Cela 
ne donne pas un sentiment de panique." 
    Le secrétaire au Trésor américain, Jack Lew, a lui aussi 
déclaré sur CNBC ne pas croire à une nouvelle crise financière 
liée au Brexit.   
    Les trois grands indices de Wall Street n'en enregistrent 
pas moins leur repli le plus marqué en deux séances depuis août 
2015 quand un vent de panique avait soufflé sur les marchés 
mondiaux en raison d'inquiétudes quant à l'ampleur du 
ralentissement économique chinois. 
    Le S&P-500 a ainsi perdu plus de 5,3% depuis l'annonce, 
vendredi avant l'ouverture, de la victoire du camp du "Leave" au 
référendum en Grande-Bretagne. 
     
    LE DOLLAR POURRAIT PESER SUR LES EXPORTATIONS 
    Les volumes sont restés nourris avec plus de 10,5 milliards 
de titres échangés, nettement plus que la moyenne de 7,3 
milliards des 20 dernières séances. 
    Comme en Europe et comme vendredi, les valeurs financières 
 .SPSY  ont été parmi les plus malmenées avec un recul de 2,79%. 
Particulièrement sensibles aux cycles, les banques pourraient en 
outre voir la Réserve fédérale abandonner ses projets de hausse 
de taux cette année, qui auraient un effet positif sur leurs 
revenus. 
    JPMorgan  JPM.N , Citigroup  C.N  et Bank of America  BAC.N  
ont perdu entre 3,34% et 6,31%. 
    Plus largement, les entreprises américaines risquent de voir 
leurs bénéfices grevés par le raffermissement du dollar alors 
que les intervenants se détournent de la livre sterling, tombée 
à un nouveau plus bas depuis 31 ans face au billet vert, et de 
l'euro. 
    Le dollar a gagné 1,0% face à un panier de devises de 
référence  .DXY , à 96,4030. 
    Cette hausse du billet vert et les craintes sur les effets 
du Brexit sur la croissance mondiale pèsent aussi sur les cours 
des matières premières et les valeurs du secteur  .SPLRCM  ont 
été les plus durement frappées ce lundi à Wall Street avec une 
baisse de 3,39%. 
    Seuls deux des 10 grands indices sectoriels S&P ont fini 
dans le vert: les services aux collectivités, ou "utilities", 
 .SPLRCU  et les télécoms  .SPLRCL , deux compartiments 
défensifs par excellence qui ont enregistré des gains de 1,29% 
et de 0,58% respectivement. 
    Contre la tendance, l'équipementier médical HeartWare 
International  HTWR.O  a bondi de près de 93% à 57,79 dollars 
après l'annonce de son rachat par Medtronic pour environ 1,1 
milliard de dollars. 
    Sur le marché obligataire, les obligations du Trésor 
américain restent recherchées dans le cadre d'une ruée vers les 
valeurs refuge, d'autant qu'elles offrent des rendements 
supérieurs à leurs homologues allemandes ou japonaises. Le 
rendement à 10 ans des Treasuries  US10YT=RR  a reculé de 12 
points de base par rapport à vendredi, à 1,455%, soit sa plus 
forte baisse en deux séances depuis novembre 2011, selon les 
données Reuters. 
 
 (Bertrand Boucey pour le service français) 
  
 
 

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