Wall Street: tiré de sa torpeur par une J.Yellen bien dovish

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(CercleFinance.com) - Les indices US ont clôturé au plus haut. L'appétit pour le risque revient brusquement et propulse le Nasdaq (+1,7%) vers 4.846Pts, son meilleur score depuis le 6 janvier. Les investisseurs peuvent dire un grand merci à Janet Yellen.

Cela faisait 10 jours que Wall Street se morfondait au sein d'un étroit corridor, enchainant les fluctuations sans consistance (jamais supérieures à 0,5% en valeur absolue).

Mais quand les marchés US ne savent plus où aller, même si les signaux économiques sont médiocres ou confus, on peut toujours compter sur la FED pour prononcer le discours qui va brosser les investisseurs dans le sens du poil et leur redonner le moral.

Et tout ce que Wall Street désirait, c'était de voir la FED écarter le scénario d'une hausse de taux dès fin avril, et probablement de voir repoussé l'horizon de la prochaine hausse de taux au milieu de l'été.

Et ensuite, avec les élections de novembre, la FED devrait faire preuve de neutralité, ce qui reporte toute nouvelle 'normalisation' au mois de décembre.

Voilà donc le scénario rêvé, et c'est exactement celui que Janet Yellen est venue offrir ce soir.

Elle a prononcé un discours très 'dovish' (croissance modérée, nécessité de réduire l'impact des récentes turbulences sur l'économie US, inflation inférieure aux objectifs, etc.) où elle met l'accent sur les 'précautions' et l'approche 'graduelle' de sa politique monétaire.

La seule 'nouveauté' tient dans l'affirmation que l'arme des taux négatifs n'est plus sur la table.

Les chiffres du jour furent plutôt robustes avec un indice de confiance des consommateurs du Conference Board bien meilleur qu'attendu et qui bondit vers 96,2 contre 94,4 en février.

L'indice du prix des logements (Case/Schiller) est ressorti en hausse de +0,7% avant l'ouverture de Wall Street, sans provoquer de mouvement de cours entre 15H30 et 18H30.

L'effet Yellen a radicalement changé la donne: le 'S&P' s'est enflammé de +0,88% (à 2.055Pts), le Dow Jones de +0,56% (vers 17.633).

Les gérants ont sorti l'artillerie lourde, se concentrant sur les plus gros dossiers (les 'titans' du S&P500 et du Nasdaq) avec Microsoft +2,1%, Apple +2,4%, Netflix +2,9%, Yahoo +3,1%, Intuitive Surgical +3,2%... et aucune baisse au sein du Nasdaq-100 n'atteint ou ne dépasse les -1%.

Tous les secteurs de la cote ont fini dans le vert, sauf les valeurs bancaires qui perdaient entre -1,3% (Wells Fargo, Bank of America) et -1,7% (Zions Bancorp, CIT Group).

Des replis compensés par la hausse des constructeurs de maisons haut de gamme comme Lennar (+3,2%) qui dévoile une nette hausse de son chiffre d'affaires et de ses bénéfices trimestriels (DR Horton gagnait 3% dans son sillage, Beazer Homes +5,7%).

La baisse du pétrole (-2,5% vers 38,5$) n'a pas provoqué de chute collective des valeurs du secteur 'énergie'. Chesapeake et Baker Hugues ont perdu -2,6%, Transocean -4,6%, Diamond Offshore -5%.

Mais ce fut contrebalancé par Southwest +6,7%, Range +4,1%, Williams +3,7%, Noble et Anadarko +1,3%.

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