Wall Street termine en baisse, les résultats pèsent

le , mis à jour à 23:05
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LA CLÔTURE SUR LES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE SUR LES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Lewis Krauskopf

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en baisse jeudi au lendemain de nouveaux plus hauts records, après des résultats trimestriels jugés décevants notamment d'Intel qui ont éclipsé d'autres publications trimestrielles supérieures aux attentes et de nouveaux signes de la solidité de la croissance américaine.

L'action Intel a chuté de 3,97% à 34,27 dollars après que le numéro un mondial des semi-conducteurs a fait état d'un ralentissement de la croissance de sa division clé de processeurs pour les centres de données et les objets connectés.

Le titre a pesé sur les trois principaux indices de Wall Street alors que son concurrent Qualcomm a pris 4,16% à 59,98 dollars après des résultats trimestriels supérieurs aux attentes.

Biogen a aussi été soutenu par des résultats supérieurs aux attentes, la biotech signant une hausse de 7,63% à 282,45 dollars en clôture.

General Motors, qui avait ouvert en hausse de plus de 4% après l'annonce d'un bénéfice record au deuxième trimestre et d'un relèvement de ses prévisions annuelles, a cédé une partie de ces gains et termine en hausse de 1,71% à 32,03 dollars.

La compagnie aérienne SouthWest Airlines a été lourdement sanctionnée chutant de 11,20% à 37,32 dollars et pesant sur l'ensemble du secteur aérien après la prévision d'un recul de l'un de ses principaux indicateurs de rentabilité.

Union Pacific, la première compagnie de chemins de fer américaine a terminé en baisse de 3,39% à 90,93 dollars, après la publication d'un bénéfice trimestriel en baisse pénalisé par le recul des volumes de fret.

L'indice Dow Jones a terminé en baisse de 77,80 points (-0,42%) à 18.517,23. Le S&P-500, plus large, a perdu 7,85 points, soit 0,36%, à 2.165,17.

Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 16,02 points (-0,31%) à 5.073,90.

CONSOLIDATION ATTENDUE

"Le récent rallye a été plus superficiel et limité à quelques secteurs", a dit Art Hogan, stratégiste de Wunderlich Securities à New York.

"Un repli était attendu après neuf séances de hausse consécutive pour le Dow et il faut considérer le mouvement d'aujourd'hui dans ce contexte. L'environnement macro d'ensemble n'a pas changé."

Le récent rallye, qui a vu s'enchaîner les plus hauts records, permet au S&P 500 d'afficher une hausse de plus de 6% depuis le début de l'année en dépit des incertitudes sur la vigueur de la croissance mondiale encore accentuées par le vote britannique sur la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.

Des indicateurs conjoncturels confortant le scénario d'une croissance robuste de l'économie américaine ne sont pas parvenus à rassurer les investisseurs.

Les reventes de logements ont continué d'augmenter en juin pour atteindre leur niveau le plus élevé depuis neuf ans.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont enregistré une baisse inattendue lors de la semaine au 16 juillet, à 253.000, soit 1.000 de moins que la semaine précédente, revenant ainsi à leur plus bas niveau depuis trois mois.

Le fabricant d'équipement pour l'exploitation minière Joy Global a terminé en hausse de 19,74% à 28,20 dollars après l'accord conclu avec le japonais Komatsu en vue de son rachat pour 2,9 milliards de dollars.

Parmi les valeurs qui ont publié après la clôture, Starbucks cède 4,9%, AT&T recule de 1,1% et Visa cède 2,3%.

Sur le marché des changes, le dollar a reculé de plus de 1% contre le yen après des propos du gouverneur de la Banque du Japon Haruhiko Kuroda qui ont douché les anticipations des investisseurs sur des mesures d'assouplissement monétaire toujours plus radicales lors de la réunion du comité de politique monétaire de la banque centrale nippone la semaine prochaine.

Le billet vert a toutefois gagné plus de 5% contre la devise japonaise au cours des deux dernières semaines et il avait atteint un plus haut de six semaines au-dessus de 107 yens avant l'intervention de Kuroda.

L'euro est quasi inchangé à 1,1019 dollar, ayant effacé l'essentiel de ses gains engrangés après le statu quo observé par la Banque centrale européenne et sa décision de se donner plus de temps pour évaluer l'impact du Brexit.

Le marché obligataire américain a lui bénéficié du recul des actions. Le rendement des Treasuries à dix ans s'est détendu de 2 points de base à 1,558 après avoir touché un plus haut de quatre semaines.

(Marc Joanny pour le service français)

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