Wall Street termine en baisse, la Chine et la Grèce pèsent

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en baisse mercredi -- après le compte rendu de la dernière réunion de la Fed -- dans un marché alourdi dès l'ouverture par l'effondrement des bourses chinoises qui ajoutent un motif d'inquiétude, en plus du feuilleton grec.

Le Dow Jones a cédé 261,49 points, soit 1,47%, à 17.515,42 points. Le S&P-500, plus large, a perdu 34,65 points, soit 1,66%, à 2.046,69 points. Le Nasdaq Composite a reculé de 87,70 points (-1,75%) à 4.909,76 points.

Les transactions de toutes les valeurs cotées au NYSE ont été suspendues pendant plus de trois heures, la plus grosse panne sur un marché financier américain en près de deux ans, en raison de problèmes techniques. Mais sachant qu'il existe 11 marchés d'actions aux Etats-Unis, les titres cotés sur le NYSE ont continué à s'échanger sur les autres places.

Les "minutes" du dernier comité de politique monétaire (FOMC) ont accentué les pertes deux heures avant la clôture.

De nombreux responsables de la Réserve fédérale y ont exprimé leur volonté de voir d'autres signes de renforcement de l'économie américaine avant de relever les taux, tout en manifestant leurs inquiétudes sur la Grèce.

En Chine, les autorités ont annoncé une nouvelle batterie de mesures pour tenter d'enrayer la glissade des actions, tombées mercredi à des plus bas de quatre mois. En vain, les autorités de régulation des marchés financiers chinois évoquant même désormais un "sentiment de panique", qui commence à se propager sur les autres places asiatiques.

Après un an d'emballement financé par la dette, les actions ont y corrigé de 30% par rapport à leurs pics de mi-juin, perdant près de 3.000 milliards de dollars de capitalisation.

"La chute des actions en Chine fait peur au marché", note Tim Ghriskey, responsable de l'investissement de Solaris Group.

Pour certains investisseurs, les risques de déstabilisation de l'économie réelle chinoise induits par ce "krach" boursier surpassent désormais les conséquences potentielles d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

Les partenaires européens de la Grèce ont fixé à dimanche la date butoir pour un accord sur un ensemble de réformes en échange d'une aide permettant au pays d'éviter la faillite. Athènes a promis de présenter jeudi au plus tard des propositions de réforme, avec le soutien de la France qui a promis de "tout faire" pour éviter un "Grexit".

Tesla Motors a perdu 4,82%. Pacific Crest a abaissé sa recommandation de "surpondérer" à "pondération en ligne" sur le constructeur de voitures électriques.

Après la clôture, le géant de l'aluminium Alcoa (-5,06%) a donné le coup d'envoi de la saison des résultats.

Les bénéfices des entreprises américaines cotées à Wall Street sont attendus en baisse de 3,1% au deuxième trimestre, selon les données de Thomson Reuters.

(Noel Randewich, Juliette Rouillon pour le service français)

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