Wall Street termine dans le vert, portée par l'énergie

le , mis à jour à 22:54
0
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Chuck Mikolajczak

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a terminé mercredi une séance volatile dans le vert, portée par les valeurs de l'énergie dans le sillage d'un rebond spectaculaire des cours du pétrole.

Wall Street a ouvert en hausse avant de se retourner à la baisse, pénalisée par un indice de l'activité inférieur aux attentes et par un recul des banques.

Le Dow Jones et le Standard & Poor's 500 ont ensuite effacé leurs pertes pour repasser en territoire positif, aidés en cela par une hausse de plus de 8% sur le Nymex des cours de pétrole, qui ont profité d'un repli du dollar.

Le Dow Jones a finalement gagné 183,12 points, soit 1,13%, à 16.336,66 points et le S&P-500, plus large, a avancé de 0,5% à 1.912,53 points. Seul le Nasdaq Composite a fini dans le rouge, abandonnant 0,28% à 4.504,24 points.

La croissance de l'activité dans le secteur des services a ralenti nettement plus que prévu en janvier pour revenir à son rythme le plus lent depuis février 2014, selon les résultats de l'enquête mensuelle de l'Institute for Supply Management (ISM).

Cet indicateur fait craindre aux investisseurs que la méforme du secteur manufacturier ne s'étende à d'autres pans de l'économie.

LES BANQUES S'INQUIÈTENT

Aux valeurs, Exxon Mobil a pris 5,22%, portant l'indice de l'énergie (+3,97%). Celui des matériaux (+3,33%) a été stimulé par un bond de 4,59% pour DuPont.

A la baisse, l'indice S&P du secteur bancaire a touché un plus bas plus de deux ans en séance avant d'atténuer ses pertes pour finir à -0,53%, avec notamment un recul de 1,51% pour Bank of America.

Selon JPMorgan, les banques craignent de voir la Réserve fédérale renoncer à de nouvelles hausses de taux. L'analyste Vivek Juneja fait cependant valoir que la situation des banques américaines est bien meilleure qu'en 2008 et qu'elles n'ont pas besoin de procéder à des augmentations de capital.

Les conditions financières se sont nettement durcies depuis que la banque centrale américaine a entamé en décembre le relèvement de ses taux et les responsables de la politique monétaire devront prendre ce facteur en considération s'il persiste, a déclaré mercredi William Dudley, le président de la Fed de New York, à l'agence MNI. Il a ajouté que la dégradation des perspectives économiques mondiales et l'appréciation du dollar pourraient avoir des conséquences "importantes" sur la santé de l'économie américaine.

L'indicateur sur l'activité des services et l'incertitude entourant de nouvelles hausses de taux ont pesé sur le dollar, qui a touché un creux de plus de sept semaines face à un panier de devises de référence.

Sur le marché obligataire, lui aussi très volatil, les rendements des Treasuries à 10 ans ont enfoncé une résistance technique pour plonger à 1,793% avant de se reprendre pour grimper à 1,883%.

La tendance pour les rendements est clairement à la baisse depuis le début de l'année, les Treasuries jouant leur rôle de valeur refuge sur fond de baisse des marchés actions et de craintes d'un ralentissement de l'économie américaine.

(Patrick Vignal pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant