Wall Street signe sa cinquième séance consécutive de baisse

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Wall Street signe sa cinquième séance consécutive de baisse
Wall Street signe sa cinquième séance consécutive de baisse

par Chuck Mikolajczak

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en repli pour la cinquième séance d'affilée jeudi, à son plus bas niveau depuis quatre mois, des indicateurs économiques jugés décevants s'ajoutant aux inquiétudes liées à la crise de la zone euro.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 1,24%, soit 156,06 points à 12.442,49 points. Le S&P-500, plus large, a perdu 19,94 points, soit 1,51%, à 1.304,86. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 60,35 points (-2,1%) à 2.813,69 points.

L'indice des indicateurs avancés, qui préfigure l'évolution de l'activité économique aux Etats-Unis, a baissé en avril pour la première fois en sept mois, tandis que l'indice des conditions d'activité manufacturière de la Réserve fédérale de Philadelphie a reculé contre toute attente pour toucher son plus bas depuis septembre.

En outre, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont restées stables la semaine dernière, alors qu'une légère baisse était anticipée, une donnée qui nourrit les inquiétudes sur la vigueur de la reprise de l'économie américaine.

La crise de la zone euro continue aussi de peser sur l'humeur des investisseurs.

Les coûts de financement de l'Espagne ont fortement augmenté lors d'une adjudication intervenue dans la matinée. La journée a également été marquée par la confirmation que le pays est retombé en récession et par un article de presse évoquant des retraits de dépôts massifs auprès de Bankia, la quatrième banque espagnole récemment nationalisée.

En Grèce, les banques pâtissent aussi de retraits massifs effectués par les citoyens et l'agence de notation Fitch a abaissé dans la soirée la note souveraine du pays de B- à CCC, évoquant le risque croissant de voir le pays sortir de la zone euro.

Témoin de la fébrilité des investisseurs, l'indice CBOE de la volatilité a bondi de près de 10% et touché son plus haut niveau depuis début janvier.

ESPOIR DE REBOND

Le S&P 500 a perdu plus de 7% depuis le début du mois, et si la volatilité devrait rester au rendez-vous, la durée du repli observé sur les marchés d'actions amène certains analystes à prévoir un rebond à court terme.

"On se rapproche du moment où les gens vont revenir sur le marché et nous ne pensons pas que cela sera beaucoup plus bas que là où nous sommes maintenant", commente Brad Sorensen pour Charles Schwab. "Les Etats-Unis sont toujours en croissance et semblent plutôt bien se débrouiller par rapport au reste du monde."

Offrant un répit relatif aux investisseurs, le produit intérieur brut du Japon, troisième économie mondiale, a crû de 1% de janvier à mars par rapport au trimestre précédent, soit légèrement plus que prévu. D'abord annoncée en contraction de 0,2%, l'économie a par ailleurs finalement stagné entre octobre et décembre.

Mais à Wall Street, le Nasdaq a pâti de la chute de valeurs technologiques parmi lesquelles le géant de la cote Apple (-2,9%) mais aussi Expedia (-4,4%).

Wal-Mart Stores a en revanche gagné 4,2%. Le numéro un mondial de la distribution a publié un résultat supérieur aux attentes au titre de son premier trimestre fiscal grâce aux ventes solides de sa filiale américaine.

Sears Holdings a pris 3% alors que le groupe a fait état jeudi d'une perte ajustée de 31 cents par action au premier trimestre 2012, bien inférieure à la perte de 67 cents attendue par les analystes.

Natalie Huet pour le service français

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