Wall Street semble ne plus pouvoir s'arrêter

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par Angela Moon

NEW YORK (Reuters) - Les oiseaux de mauvais augure ont beau dire que Wall Street finira bien par subir un mouvement de correction après une hausse de près de 17% du S&P 500 depuis le début de l'année, l'élan qui porte la place boursière américaine ne semble pas près de s'arrêter.

La possibilité d'un repli technique n'a cessé d'être évoquée ces dernières semaines, surtout au vu de l'accélération du "rally" en mai. Depuis le début du mois, le S&P, qui vient d'enchaîner une quatrième hausse hebdomadaire d'affilée, affiche une progression de 4,4%.

Mais cela n'a pas empêché le Dow Jones et le S&P 500 de continuer à inscrire de nouveaux records, amenant ainsi certains à se dire que les craintes d'un recul sont infondées.

"Nous n'avons aucun plafond technique à l'esprit à ce stade. L'élan est vraiment puissant et suivre le mouvement est notre principale préoccupation", a déclaré Cam Albright, chargé des allocations d'actifs chez Wilmington Trust Investment Advisors.

Le S&P 500, qui a dépassé la barre des 1.600 points il y a deux semaines à peine, n'est plus qu'à moins de 40 points des 1.700.

A mesure que les actions poursuivent leur progression, certains intervenants commencent à croire que l'évolution à l'oeuvre n'a rien d'une bulle mais constitue plutôt le début d'un marché haussier.

D'autres estiment au contraire que le bond de Wall Street est détaché d'éléments fondamentaux comme les indicateurs macro-économiques et les résultats d'entreprise et dépend surtout des injections de liquidités des grandes banques centrales.

Quoi qu'il en soit, à court terme, tout le monde pense que Wall Street fera exception à deux des maximes les plus populaires sur la place boursière américaine : "Vendre en mai et sortir du marché" (Sell in May and go away) et le "marasme de l'été" (summer doldrums).

VOLUMES LÉGERS ATTENDUS

Le début de la semaine risque d'être plutôt calme, aucun indicateur majeur n'étant prévu lundi et mardi et la saison des résultats est quasiment achevée.

Les investisseurs se concentreront mercredi sur les propos de Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale, qui doit évoquer l'état de l'économie américaine. Ce même jour sera également publié le compte-rendu de la réunion de politique monétaire des 30 avril-1er mai.

Au menu des statistiques, figurent les reventes de logements (mercredi), les inscriptions au chômage, l'estimation flash de l'indice PMI Markit manufacturier, les ventes de logements neufs (jeudi) et les commandes de biens durables (vendredi).

La proximité du jour férié du lundi 27 (Memorial Day) devrait se traduire une diminution des volumes d'ici la fin de la semaine prochaine, ce qui peut être source de volatilité.

Ceci étant dit, le baromètre de la peur de Credit suisse, connu sous le sigle indice CSFB, a reculé de 11,4 points sur les deux dernières semaines et se retrouve à un creux d'un an de 21,73.

Le CSFB mesure essentiellement la volonté des investisseurs de payer pour se prémunir d'un mouvement baissier.

Et l'indice de volatilité VIX du CBOE a reculé de plus de 1% la semaine dernière.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

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