Wall Street se replie face au flou entretenu par la Fed

le , mis à jour à 23:05
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    * Le Dow perd 0,29% et le S&P-500 0,16% mais le Nasdaq gagne 
0,13% 
    * La séance a été volatile 
    * Yellen ne fournit pas d'indice sur le calendrier des taux 
 
 (Actualisé avec actualisation des probabilités de hausses de 
taux, précisions sur dollar et marché obligataire) 
    par Chuck Mikolajczak 
    NEW YORK, 26 août (Reuters) - La Bourse de New York a 
terminé dans le désordre une séance volatile vendredi, les 
investisseurs peinant à interpréter les déclarations de 
différents responsables de la Réserve fédérale, en premier lieu 
sa présidente Janet Yellen, au sujet de l'évolution des taux 
d'intérêt aux Etats-Unis. 
    Wall Street a alterné les hausses, les baisses et les 
tentatives de redressement tout au long de la journée.  
    L'indice Dow Jones  .DJI  a finalement cédé 53,01 points, 
soit 0,29%, à 18.395,40 après évolué dans une amplitude de près 
de 240 points. 
    Le S&P-500  .SPX , plus large et principale référence des 
investisseurs, a perdu 3,43 points, soit 0,16%, à 2.169,04 alors 
que le Nasdaq Composite  .IXIC  a en revanche progressé de 6,71 
points, soit 0,13%, à 5.218,92.  
    Pour le Dow et le S&P-500, il s'agit de la plus forte baisse 
hebdomadaire depuis la semaine du vote britannique en faveur 
d'une sortie de l'Union européenne en juin, avec un recul de 
0,85% pour le premier et de 0,68% pour le second. Le Nasdaq, 
lui, a perdu 0,37% sur la semaine. 
    Signe de la nervosité des marchés, l'indice de volatilité du 
CBOE  .VIX , surnommé "l'indice de la peur" à Wall Street, a 
touché un pic de sept semaines avant de limiter sa hausse à 
0,51%. 
    Les investisseurs attendaient avec impatience le discours de 
Janet Yellen lors du symposium annuel des banquiers centraux de 
Jackson Hole, dans le Wyoming, mais la présidente de la Fed ne 
les a guère éclairés sur ses intentions et c'est finalement une 
intervention de Stanley Fischer, le vice-président de la banque 
centrale américaine, qui les a le plus marqués. 
    Tout en jugeant que les arguments en faveur d'une hausse des 
taux se renforçaient aux Etats-Unis, Janet Yellen a entretenu le 
flou sur le calendrier. "Notre capacité à prédire comment le 
taux des fed funds va évoluer à travers le temps est assez 
limitée", a-t-elle dit, en soulignant que "l'économie est 
fréquemment ébranlée par des chocs et, en conséquence, évolue 
rarement conformément aux prévisions".   
     
    LES FINANCIÈRES RÉSISTENT 
    Alors que les investisseurs peinaient à interpréter ces 
déclarations, Stanley Fischer a été plus direct en intervenant 
dans la foulée sur CNBC. Il a assuré que les propos de la 
présidente de la Fed étaient compatibles avec un relèvement de 
taux dès septembre, voire plusieurs d'ici la fin de l'année. 
    "Même s'ils ont dit la même chose, les déclarations de 
Fischer ont eu une tonalité bien plus agressive que celles de 
Yellen", a réagi Ryan Larson, responsable des marchés actions 
américains chez RBC Global Asset Management à Chicago. 
    Les investisseurs ont relevé à 36% la probabilité d'une 
hausse de taux en septembre, contre 21% jeudi, selon le 
baromètre FedWatch de CME Group. La probabilité d'une hausse de 
taux en décembre est quant à elle passée, à leurs yeux, de 51,8% 
jeudi à 63,7% vendredi. 
    Les propos de Janet Yellen et plus encore l'interprétation 
qu'en a livré Stanley Fischer ont entraîné un raffermissement du 
dollar, qui a grimpé à un pic de 10 jours face à un panier de 
devises de référence  .DXY , à 95,594. Le billet vert a pris 
0,73% face à l'euro, repassant sous 1,12 dollar  EUR= . 
    Sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans des 
obligations du Trésor américain  US10YT=RR  a grimpé à 1,62%. 
    Les déclarations des responsables de la Fed ont en revanche 
pesé sur les marchés actions. 
    Si sept des 10 grands indices sectoriels du S&P ont fini 
dans le rouge, les valeurs financières  .SPSY  (+0,06%) ont 
résisté et certaines telles Bank of America  BAC.N  (+1,67%) et 
Citigroup  C.N  (+0,84%) ont tiré leur épingle du jeu en 
profitant de la perspective d'une hausse des taux. 
    Les services aux collectivités ("utilities")  .SPLRCU  ont 
en revanche abandonné 2,11%, leur plus forte baisse en une 
séance depuis plus de quatre mois. 
    Aux valeurs individuelles, Autodesk  ADSK.O , spécialiste 
des logiciels professionnels, a bondi de 8,12% à 68,87 dollars, 
plus forte hausse du S&P-500, après des relèvements d'objectifs 
de cours de la part de plusieurs courtiers. 
    Herbalife  HLF.N  a en revanche cédé 2,31% à 60,50 dollars à 
la suite d'un article du Wall Street Journal évoquant une 
possible cession par l'investisseur activiste Carl Icahn de sa 
participation dans le spécialiste des produits nutritionnels. 
 
 (Bertrand Boucey pour le service français) 
  
 
 

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