Wall Street: repli symbolique et +4% hebdo avant échec Doha.

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(CercleFinance.com) - Wall Street a fini la semaine en douceur, les 3 principaux indices US s'effritant de -0,1% (S&P500) et -0,16% (Dow Jones, Nasdaq).

Le score hebdomadaire reste particulièrement flatteur, l'écart atteint +4% sur le 'S&P' qui repasse par la même occasion en territoire positif (+1,8%) depuis le 31/12/2015.

Le Dow Jones reste pour sa part à 2,5% de ses records absolus, malgré des bénéfices attendus en repli de -8% sur 12 mois au 1er trimestre 2016 (après -2,2% au 4ème trimestre 2015 succédant à un léger tassement au 2ème et 3ème).

Parmi les résultats les plus attendus publiés cette semaine, il y aura Alphabet (ex-Google), IBM, Intel et de grands noms du secteur de la consommation (Starbucks, Yum Brands, Coca-Cola)... puis Goldman Sachs.

Beaucoup d'opérateurs se montraient optimistes vendredi: les résultats anticipés ont été tellement minorés que le marché devrait enchainer les bonnes surprises, comme ce fut le cas avec JP-Morgan, Bank of America, Citigroup et dans une moindre mesure Wells Fargo.

Ce ne sera pas bon pour 83% des entreprises qui ont révisé à la baisse leurs objectifs, mais ce sera 'moins pire que prévu'.

Mais ça, c'était le discours dominant à la veille du sommet de Doha qui s'avère être un échec complet.

Tout portait à anticiper une telle issue, à commencer par l'absence du ministre iranien de l'énergie et la volonté de la Russie d'obtenir un gel des quotas qui corresponde en réalité au maximum de ses capacités d'extraction (avant la maintenance saisonnière de certaines installations).

Une bonne partie des gains engrangés depuis la mi-février ont résulté du rebond des cours du pétrole entre 27 et 42$... et cette hausse de l'or noir reposait sur l'espoir que Doha marquerait le début d'un plafonnement des excédents. Or, il n'en sera rien !

La bourse de Tokyo affichait -3% dès les 1ers échanges, une bonne partie des 6,5% gagnés du 10 au 15 avril étant lié à un optimisme basé sur l'espoir que le rebond du pétrole préfigurerait celui de l'économie.

Et la destitution de Dilma Roussef ouvre une période de transition économique au Brésil plein d'incertitude avec un pays en profonde récession et qui ne saurait tolérer l'application d'une cure d'austérité même si les comptes du pays la justifient amplement d'un strict point de vue comptable.

Côté valeurs, le Nasdaq doit l'essentiel de son repli à la chute de Vertex (-6,1%) et Seagate (-5,5% après -20% la veille) puis Apple -2% et Yahoo (-1,8%).

Le 'S&P' a été plombé par les pétrolières et notamment Marathon (-3,8%) et Nal.Oilwell (-3,9%).

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